Visites gourmandes de Québec : Découvrir Saint-Roch par son estomac!

Qu’on en commun le quartier Saint-Roch, une visite touristique et des arrêts gourmands? Rien, jusqu’à ce qu’une jeune entreprise mette sur pied un circuit alliant découverte du quartier le plus dynamique en ville et rencontre de commerçants passionnés du domaine alimentaire : les Visites gourmandes de Québec.

L’idée d’Ismaël Ulvik et de Frédérik Nissen de mettre sur pied des visites gourmandes dans différents quartiers de Montréal et de Québec s’inspire de concepts similaires développés ailleurs et s’écarte du traditionnel tour guidé au même titre que les visites faites en jogging ou à vélo qu’on trouve désormais un peu partout. L’objectif d’une visite gourmande est simple, découvrir un quartier, bien manger et en apprendre un peu plus sur la vie locale tout en socialisant.

Sortir des sentiers battus, telle est la mission de la visite gourmande de Saint-Roch qui n'hésite pas à emprunter de petites rues où le quartier a su conserver une âme proche de ses racines ouvrières. Photo : SaQC

Sortir des sentiers battus : telle est la mission de la visite gourmande de Saint-Roch qui n’hésite pas à emprunter de petites rues où le quartier a su conserver une âme proche de ses racines ouvrières. Photo : SaQC

J’ai été invité par les initiateurs de ce projet à participer à la visite gourmande du quartier Saint-Roch, mise sur pied cet été en anglais exclusivement, et offerte à partir de cet automne en français pour un clientèle plus locale notamment. Cette tournée d’environ trois heures se fait en groupe de 4 à 16 personnes accompagné d’une guide fort sympathique et résidente du quartier. Vous avez entendu parlé de Saint-Roch, mais vous ne connaissez pas bien le quartier? L’histoire de Saint-Roch vous intrigue? Vous souhaitez-découvrir quelques bonnes adresses où manger? Vous êtes de nature curieuse? Cette sortie est pour vous. Si vous habitez à proximité et que vous connaissez déjà bien le secteur, cette visite n’est pas réellement pour vous, mais plutôt pour votre famille qui vient coucher chez vous et que vous devez divertir…

La visite débute invariablement à La Barberie où une bonne bière casse la glace et s’harmonise avec une soupe aux pois authentique. On apprend alors que Saint-Roch est avant tout un quartier populaire! La visite se poursuit avec quelques notions d’histoire et d’architecture. De quoi vivait-on au 19e siècle ici? En tout cas, certaines maisons, elles, s’en rappelleraient si elles pouvaient.

Deuxième arrêt, la maison de thé Camellia Sinensis où l’on apprend que le thé s’accorde bien avec les fromages. Saint-Roch sait aussi être tendance. Cet arrêt sera très apprécié en cette fin d’automne! En poursuivant sa route, la guide nous présente le caractère commercial du quartier, l’église Saint-Roch et sa relation particulière avec la gent canine ainsi que le coeur battant du quartier : la place de l’Université-du-Québec. Ce lieu de convergence où logent plusieurs institutions d’enseignement, des entreprises technologiques est également un carrefour d’opinions d’où émergent plusieurs mouvements contestataires. Demandez à la guide de vous en glisser un mot.

Le concept d'une visite gourmande permet également de régler la question fatidique du voyageur : quoi manger? C'est également l'occasion de visiter plusieurs établissements d'un seul coup. Il faut être ouvert d'esprit car on ne choisit pas le menu, mais on fait de belles découvertes comme ici chez Camellia Sinensis. Photo : SaQC

Le concept d’une visite gourmande permet également de régler la question fatidique du voyageur : quoi manger? C’est également l’occasion de visiter plusieurs établissements d’un seul coup. Il faut être ouvert d’esprit car on ne choisit pas le menu, mais on fait de belles découvertes comme ici chez Camellia Sinensis. Photo : SaQC

Nous sommes ensuite passés au restaurant le Clocher penché, véritable chouchou du quartier. On nous y sert un petit plat de saison accompagné d’un verre de vin d’importation privée. Encore une fois, l’accueil y est très attentionné et l’on se sent privilégié. Le personnel en salle prend le temps de présenter les produits et offre l’occasion d’interagir, de poser des questions, etc.

Les amateurs d'alcool sont bien servis lors de cette visite qui met à l'honneur les produits québécois. Les organisateurs ont clairement le souci de nous faire découvrir de bons produits tout en soutenant l'économie locale. Une belle façon de découvrir la ville! Photo : SaQC

Les amateurs d’alcool sont bien servis lors de cette visite qui met à l’honneur les produits québécois. Les organisateurs ont clairement le souci de nous faire découvrir de bons produits tout en soutenant l’économie locale. Une belle façon de découvrir la ville! Photo : SaQC

La visite se poursuit en direction de Saint-Sauveur, le quartier voisin, où l’on se rappelle notamment des événements tristes de 1918 lorsque l’armée ouvrît le feu sur des émeutiers contre la conscription. Tout près, le légendaire Pied Bleu nous attend pour notre dernier arrêt où Louis et son équipe font honneur à la convivialité renommée de Québec. Oui, le célèbre boudin de la maison est au menu!

Est-ce que la visite vaut le coût? Oui, assurément. On y mange suffisamment pour tenir l’après-midi, en plus de déguster de bons produits, et la visite guidée résume bien l’histoire et l’esprit du quartier Saint-Roch pour le néophyte qui ne sait par où aborder les lieux. Cette activité répond également aux principes du tourisme durable… sans autocar de luxe, boutique souvenirs et autres clichés!

Notez que ce tour risque encore d’évoluer et que les différents commerces visités peuvent changer.

L’art dans la rue, quand le privé s’en mêle…

Les projets résidentiels récents du quartier Saint-Roch intègrent de plus en plus l’art public lors de leur construction. Le 235, Saint-Vallier a fait les manchettes en annonçant en grande pompe l’intégration d’une oeuvre dans son hall d’entrée selon un processus similaire à la politique publique d’intégration des arts à l’architecture. Les premiers copropriétaires ont d’ailleurs pu faire le choix de l’oeuvre retenue.

Tout juste derrière ce nouvel immeuble, sur Christophe-Colomb, un petit projet de copropriétés a également opté pour l’ajout d’oeuvres artistiques en façade. Les trois blocs d’habitation composant ce nouveau bâtiment accueillent chacun une plaque numérique en aluminium peinte par Félix Girard, un artiste peintre de Québec. Les plaques représentent différentes scènes urbaines. Vous pouvez les visualiser ici.

Cette plaque numérique située au 273, rue Christophe-Colomb à Québec est également une oeuvre d'art qui agrémente cette rue tranquille. Les passants la découvre au hasard en circulant dans le quartier Saint-Roch. Deux autres plaques ont été réalisées dans ce projet. Photo : SaQC

Cette plaque numérique située au 273, rue Christophe-Colomb à Québec est également une oeuvre d’art qui agrémente cette rue tranquille. Les passants la découvre au hasard en circulant dans le quartier Saint-Roch. Deux autres plaques ont été réalisées dans ce projet. Photo : SaQC

Ce genre d’initiatives contribue indéniablement à la vitalité de la vie artistique de Québec, en plus de rehausser la qualité de vie de nos quartiers et de nos résidences.

Festival international du conte Jos Violon de Lévis : s’en faire conter des belles!

Depuis environ cinq ans, les organisateurs du festival international du conte Jos Violon de Lévis incluent à la programmation une soirée spéciale permettant de découvrir différents conteurs dans un lieu chargé d’histoire. Cette année encore, ce Labyrinthe de contes se tenait au lieu historique national du Canada du Chantier A.C. Davie face à la traverse Québec-Lévis.

Cet ancien chantier maritime du 19e siècle est un endroit tout désigné pour tenir une telle activité : une ancienne écurie en brique, une grande maison affichant quelques rides, une forge au bord du fleuve, etc. Les spectateurs étaient invités à circuler d’un bâtiment à l’autre pour découvrir l’ensemble des six conteurs prévus à l’horaire qui avaient chacun 15 minutes pour apprivoiser leur public et les transporter ailleurs…

Le festival, qui en est à sa onzième édition, célèbre cette année la couleur des mots, une thématique rendant hommage aux différents accents de la francophonie particulièrement audibles lors de cette soirée regroupant des conteurs de Québec, de Paspébiac, de Nouvelle-Écosse, des Cévennes et de Bretagne.  Il en résulte un heureux voyage où chacun raconte à sa façon son pays par l’entremise du conte, un art traditionnel à la structure et aux enseignements qui paraissent universels.

Décidément, le festival international du conte Jos Violon a tout pour charmer par sa qualité, sa convivialité et son intimité, particulièrement lors du Labyrinthe de contes où il n’y avait pas plus d’une dizaine de spectateurs par conteur. Il y aurait d’ailleurs eu de la place pour davantage d’amateurs d’histoires improbables… Vous aimeriez si vous avez aimé Où tu vas quand tu dors en marchant.

Un petit extrait pour les curieux :

Québec de A à Z : l’automne sur Arago

Récit d’une promenade, rue Arago, dans le Saint-Roch des tanneurs. L’étroite voie pavée est assombrie par la nuit fraîchement tombée que seuls quelques lampadaires osent défier avec leurs timides faisceaux lumineux. De petits logements et quelques anciennes manufactures s’agrippent tant bien que mal aux trottoirs étroits et inclinés sous le poids de l’âge. Malgré l’évidente promiscuité typique des quartiers ouvriers, tant la rue que les intérieurs paraissent endormis par le retour des soirées froides d’automne.

Près de la Falaise Apprivoisée, une lumière bleue teinte la nuit d'un bleu contemporain comme pour marquer le renouveau d'un quartier dont les traces du passé refusent de s'effacer. Photo : SaQC

Près de la Falaise Apprivoisée, une lumière bleue teinte la nuit d’un bleu contemporain comme pour marquer le renouveau d’un quartier dont les traces du passé refusent de s’effacer. Photo : SaQC

La rue Arago illustre bien l’essence de Québec : la proximité de la nature que le coteau Sainte-Geneviève prolonge jusqu’au centre-ville, une quiétude relative qui atteint son apogée durant les mois d’hiver, de beaux spécimens architecturaux entrecoupés de bâtiments banals rénovés avec peu de soin, de polis graffitis au pied d’un escalier interminable et un charme suranné prenant toute sa splendeur la nuit venue qui plaît bien aux nombreux « métalleux » de la Capitale.

Un souci évident apporté à certaines maison réconforte les passants qui peuvent regarder à la dérobée les intérieurs anciens du quartier. On s'y sent alors moins seuls au centre de la chaussée. Photo : SaQC

Un souci évident apporté à certaines maison réconforte les passants qui peuvent regarder à la dérobée les intérieurs anciens du quartier. On s’y sent alors moins seuls au centre de la chaussée. Photo : SaQC

Brute, bigarrée, mais belle. Telle est ma perception de la rue Arago, le coeur du premier quartier industriel de Québec, oubliée pendant plusieurs décennies, puis incubateur du renouveau de Saint-Roch. Véritable tanière des artistes qui ont su insuffler une nouvelle vocation à l’îlot des tanneurs tout autour. On pourrait poursuivre encore longtemps cet ode à la Basse-Ville, mais la promenade s’achève ici, au pied de la côte Salaberry, là où Arago Est devient Arago Ouest…

La dernière "shop" de la rue Arago en est une d'idées. Grâce aux arts et au design, Saint-Roch semble avoir trouvé sa seconde peau... Photo : SaQC

La dernière « shop » de la rue Arago en est une d’idées. Grâce aux arts et au design, Saint-Roch semble avoir trouvé sa seconde peau… Photo : SaQC

Montagne des Roches : une forêt pour tous ?

Ce printemps, Survivre à Québec lançait l’idée de créer un sentier pédestre reliant le secteur de Lac-Saint-Charles au Centre de plein air de Beauport en passant par l’immense zone boisée séparant Beauport et Charlesbourg de Lac-Beauport mieux connue sous le nom de Montagne des Roches. Ce sentier ouvrirait le territoire aux randonneurs qui pourraient ainsi découvrir plusieurs attraits naturels du nord de la ville tels que le lac des Roches et la montagne des Trois-Sommets.

La montagne des Trois-Sommets sépare la municipalité de Lac-Beauport de la Ville de Québec. Son sommet culminant à près de 540 mètres surplombe la ville de Québec, à l'arrière de l'arrondissement de Beauport.

La montagne des Trois-Sommets sépare la municipalité de Lac-Beauport de la Ville de Québec. Son sommet culminant à près de 540 mètres surplombe la ville de Québec, à l’arrière de l’arrondissement de Beauport.

D’abord, notez que ce grand territoire forestier n’est pas ouvert au public puisqu’il est constitué de terres privées et que les cours d’eau alimentent une partie de la ville en eau potable, donc impossible de s’en approcher. Cependant, on y croise malgré tout beaucoup de gens qui s’adonnent à diverses activités (marche en forêt, vélo de montagne, VTT et motocross, etc.). Peu de gens semblent se soucier des affiches des ex-villes de Beauport et Charlesbourg interdisant de circuler dans les chemins.

Ceux qui préféreront agir en toute légalité doivent attendre l’hiver où Ski de fond Charlesbourg détient des droits de passage permettant de fréquenter le secteur à ski, en raquettes ou à pied. D’ailleurs, la montagne des Trois-Sommets est accessible en randonnée hivernale par un sentier de neige durcie totalisant plus de 6 km (aller seulement). En automne, malgré la fermeture du sentier La Ligne-d’Horizon à Lac-Beauport, la plupart des randonneurs accèdent à la montagne des Trois-Sommets par celui-ci.

Plusieurs petits lacs se dissimulent au creux des montagnes situées entre Québec et Lac-Beauport. Ces étendues d'eau alimentent une partie de Beauport et Charlesbourg en eau potable. Tout autour, de belles érablières peuplent les versants ensoleillés.

Plusieurs petits lacs se dissimulent au creux des montagnes situées entre Québec et Lac-Beauport. Ces étendues d’eau alimentent une partie de Beauport et Charlesbourg en eau potable. Tout autour, de belles érablières peuplent les versants ensoleillés.

Avec le succès que connaît le sentier linéaire de la rivière Saint-Charles et la promenade Samuel-de-Champlain, il apparaît évident que les Québécois(es) aiment la marche. La Ville de Québec devrait donc redoubler d’effort pour offrir à tous la possibilité de découvrir d’autres beaux secteurs de la ville.

À ce titre, le secteur de la Montagne des Roches ne manque pas de charme. Il reste peu d’endroits dans les limites de la ville aussi vastement boisés et la présence d’équipements d’approvisionnement en eau potable empêche tout développement de ce secteur. D’ailleurs, la majorité de ces terres est zonée pour fins de parc, de zone de conservation ou pour des activités forestières. L’implantation d’un sentier n’irait donc pas à l’encontre des règlements actuels.

Nuitée en refuge au Parc national des Monts-Valin

Depuis le parachèvement du chantier majeur de la route 175, le Saguenay n’a jamais été aussi près de Québec, ce qui facilite l’accès à ce territoire jusqu’ici méconnu par les gens de la Capitale dont je fais partie. C’est ce que Survivre à Québec a constaté en se rendant au parc national des Monts-Valin, à quelques minutes de route de la ville du Maire Tremblay.

Saguenay fait-elle partie de la région de Québec? Honnêtement, je me suis posé la question en franchissant les quelques 200 kilomètres qui séparent Stoneham de Latterière tant le trajet se fait aisément (par beau temps). Les montagnes colorées et les lacs aux eaux noires agissent comme un trait d’union entre les deux régions si bien qu’on ne sent pas tellement l’effet de la distance. Pour se rendre aux Monts-Valin, on traverse ensuite l’ancienne ville de Chicoutimi agrippée au Saguenay, puis Saint-Fulgence avant de remonter sur le plateau opposé où dominent fièrement le célèbre massif montagneux.

En parcourant le sentiers des PIcs dans le parc national des Monts-Valin, on découvre une série de pics rocheux d'où il est possible d'admirer cette région essentiellement boisée. Vu de loin, ces petits sommets forment ensemble un imposant massif d'un dénivelé dépassant 600 mètres. Photo : SaQC

En parcourant le sentiers des Pics dans le parc national des Monts-Valin, on découvre une série de pics rocheux d’où il est possible d’admirer cette région essentiellement boisée. Vu de loin, ces petits sommets forment ensemble un imposant massif d’un dénivelé dépassant 600 mètres. Photo : SaQC

Le parc national des Monts-Valin, principalement connu pour ses fantômes enneigés, abrite des sommets rocheux d’une grande beauté qu’un sentier de longue randonnée d’environ 21 kilomètres permet de parcourir. Pour cette première visite, nous avons grimpé ce sentier du Centre de découverte et de services jusqu’au pic de la Hutte où le refuge Les Pionniers nous attendait pour une nuit paisible, avant de revenir sur nos pas le lendemain (total de 17 kilomètres, avec une ascension d’environ 600 mètres).

À mi-montagne, une érablière se glisse entre deux zones de forêt boréale profitant d'un versant ensoleillé. À cette latitude, il s'agit de la limite nord de l'aire de peuplement de ce feuillu mondialement connu. Photo : SaQC

À mi-montagne, une érablière se glisse entre deux zones de forêt boréale profitant d’un versant ensoleillé. À cette latitude, il s’agit de la limite nord de l’aire de peuplement de ce feuillu mondialement connu. Photo : SaQC

Après avoir franchi le sentier d’approche en gravier menant au lac des Pères savamment surhaussé par des castors, le sentier des Pics monte continuellement d’un promontoire rocheux à l’autre comme si on escaladait un demi-topinambour! On peut suivre le sentier principal qui monte au sommet en esquivant tous ces pics aux noms évocateurs, mais pour apprécier le panorama sur la région, il faut emprunter de courts sentiers escarpés (30 à 500 mètres) qui mènent aux nombreux points de vue de part et d’autre du sentier principal.

À près de 900 mètres d'altitude en approchant du pic de la Hutte, trois lacs de tête accueille les randonneurs. À cette altitude, les nuages rejoignent souvent le sol comme sur cette photo. Photo : SaQC

À près de 900 mètres d’altitude en approchant du pic de la Hutte, trois lacs de tête accueillent les randonneurs. À cette altitude, les nuages rejoignent souvent le sol comme sur cette photo. Photo : SaQC

Le pic de la Tête-de-Chien est certes le plus fréquenté et l’un des moins élevés (590 mètres), mais il offre une superbe vue. Les suivants ne laissent pas de glace non plus, sauf lorsqu’il vente fort. On y trouve généralement peu de végétation hormis quelques petits arbres, des bleuets et des mousses. Entre chaque sommet, une végétation de montagne reprend ses droits. Une rampe de deltaplane fixée sur le pic du Grand-Corbeau donne le vertige à 820 mètres d’altitude. Des bouleaux blancs tordus et de superbes lacs de tête ponctuent les derniers kilomètres de ce sentier. Malheureusement, lors de notre passage, le pic de la Hutte, le point culminant du secteur, était plongé dans les nuages.

Le refuge Les Pionniers se trouve en bordure du lac des Pionniers qui ne contient aucun poisson puisqu'il s'agit d'un petit lac glaciaire. Le refuge comporte 2 chambres de quatre lits et une pièce commune avec tables et comptoirs pour cuisiner. Photo : SaQC

Le refuge Les Pionniers se trouve en bordure du lac des Pionniers qui ne contient aucun poisson puisqu’il s’agit d’un petit lac glaciaire. Le refuge comporte 2 chambres de quatre lits et une pièce commune avec tables et comptoirs pour cuisiner. Photo : SaQC

Le refuge Les Pionniers se situe près du sommet du pic Bellevue où trône une antenne de télécommunications qui était probablement déjà en place lors de la création du parc national. Des lits confortables et de grandes tables jouxtant un poêle à bois permettent de se reposer et de rêver aux prochains kilomètres à marcher. A-t-on aimé les Monts-Valin? Oui!

De la grande visite à La nuit des galeries!

Les galeristes devaient être tendus le 20 septembre dernier à l’occasion de la (très) courue Nuit des galeries qui se tenait dans le Vieux-Port de Québec. En effet, les amateurs d’art de tous âges se sont massivement donné rendez-vous dans les galeries d’art du quartier, provoquant par le fait même des bouchons monstres dans les salles d’exposition. Certaines œuvres vacillaient au passage des visiteurs et laissant ainsi présager des dommages irréparables.

Nuit des galeries, Québec. Photo : page facebook de La nuit des galeries.

Nuit des galeries, Québec. Photo : page facebook de La nuit des galeries.

Néanmoins, l’ambiance était à la fête malgré la pluie froide à l’extérieur. Pour une rare fois, on se sentait libre d’entrer et d’apprécier les toiles et sculptures déployées dans ces espaces fastes peu importe son statut social. Le Gray Fox coulait à flot dans les petits verres de plastiques qui débordaient des poubelles, véritable gage de succès de l’événement (à qui doit-on dire merci?).

Notre visite de quelques galeries nous a permis de constater la diversité grandissante des œuvres offertes dans le « Quartier création ». Les paysages laurentiens et les maisons rurales si caractéristiques de l’art canadien semblent de plus en plus rares, même dans le Vieux-Québec où la clientèle pour ce genre de toiles est peut-être plus importante. Ce fut donc une belle occasion de voir ce que les grandes galeries de la ville estiment le plus à l’heure actuelle.

Nous avons particulièrement apprécié les oeuvres de Josep Teixido, Patricia Barrowman, Aleksandra Savina, Deborah Davis et Bruno Champagne. Malheureusement, nous n’avons pas pu visiter l’ensemble des galeries… Petit clin d’oeil à la galerie Baron Lafrenière qui accueillait les visiteurs sur un air d’opéra assourdissant… La dame qui contrôlait le volume semblait s’y plaire!