La babine gourmande : enfin, le casse-croûte 2.0 ?

Quand j’étais petit, les dimanches soirs d’été étaient souvent l’occasion d’une virée dans le Nord jusqu’à un casse-croûte où nous avions droit à notre ration de frites, notre hot-dog steamé et un bon jus de raisin bien sucré. Aujourd’hui, je reprends souvent cette vieille tradition familiale lors de mes sorties à vélo, le casse-croûte étant souvent le seul endroit où l’on peut arrêter manger dans un village. Tout le monde connaît la formule : hamburgers, poutines, frites, guedilles… seuls ou en trio!

Un repaire de foodies des champs encore méconnu est pourtant en train de moderniser cette bonne vieille formule dans la région de Québec. Le casse-croûte en question a même eu l’honneur de se faire reconnaître par le réseau Arrêts gourmands de la Chaudière-Appalaches. Ayoye… Avis aux intéressés, le restaurant La babine gourmande est situé à Saint-Michel-de-Bellechasse à une vingtaine de kilomètres à l’est de la traverse Québec-Lévis.

Le restaurant La babine gourmande à Saint-Michel-de-Bellechasse se trouve sur la route 132 derrière le village. Photo : La babine gourmande sur Facebook

Le restaurant La babine gourmande à Saint-Michel-de-Bellechasse se trouve sur la route 132 derrière le village. Photo : La babine gourmande sur Facebook

En plus du menu habituel assaisonné au ketchup et à la moutarde jaune du commerce, on y trouve de belles innovations culinaires offertes à prix plus que raisonnable. Les produits locaux y trouvent également leur place. Les puristes seront heureux d’apprendre qu’on peut quand même manger son dû sur de traditionnelles tables à pique-nique en bois, tout comme sur une petite terrasse ou dans la salle à manger attenante au restaurant. La caissière tire également le moustiquaire pour prendre votre commande!

On y mange quoi de spécial? D’abord, de succulentes frites qui viennent avec un choix parmi sept mayonnaises, des chiens chauds réinterprétés dont Le Merguez avec sa mayonnaise à la provençale et La guedille au canard confit qui m’a fait beaucoup de bien et qui goûte vraiment le canard confit! Ensuite, des hambourgeois bourgeois à mi-chemin entre le casse-croûte authentique et le burger gourmet qu’on nous sert en ville (mon accompagnatrice a fait la vie dure au Charlevoix : boeuf, fromage Migneron, confit de carottes, mayonnaise aux herbes salées, laitue, tomates). Et même un choix de salades gourmandes dont la salade de chèvre chaud. Le fromage de chèvre provient de la ferme Cassis et Mélisse de Saint-Damien-de-Buckland (le meilleur chèvre qui soit évidemment).

Bref, nous sommes arrivés sans attentes précises et avons quitté avec l’espoir de voir pousser des succursales un peu partout.

Un calcul vite fait…

Selon mes calculs, la bière servie au Festibière revient en moyenne à 16 $ la pinte puisque 16 jetons sont nécessaires, en moyenne, pour obtenir 500 ml du précieux breuvage houblonné. J’espère au moins que le kiosque de la Barberie et de la Korrigane étaient désertés puisque ces microbrasseries servaient les mêmes bières à un kilomètre du site pour le tiers du prix. En fait, la plupart des bières servies étaient disponibles au même moment à mon dépanneur de quartier…

Je ne suis pas contre l’idée d’un festival célébrant une de mes boissons préférée, mais il faudrait que le concept offre une ambiance agréable, des bières inédites à prix normal et qu’il soit possible de s’asseoir quelque part…

Par ailleurs, en me promenant dans le Vieux-Port après l’événement et en constatant la quantité de verre cassé qui jonchait le sol, je me suis questionné sur la pertinence de distribuer des milliers de contenants de verre sur la voie publique alors qu’on l’interdit presque partout en d’autres temps.

Sortie cycliste : 24 heures sur l’Isle-aux-Grues

On trouve encore à proximité de Québec des endroits hors normes qui nous dépaysent en un rien de temps. À moins d’une heure des centres commerciaux de Sainte-Foy, ou un peu plus de trois heures à vélo, se trouve un archipel magnifique, planté au milieu du Saint-Laurent, auquel on accède par bateau ou par avion selon les saisons et les conditions climatiques. Retour sur un séjour de 24 heures sur l’Isle-aux-Grues…

Heureusement qu'il n'y a rien d'autre à faire à L'Isle-aux-Grues en fin de journée que d'admirer le coucher du soleil car le spectacle est saisissant. Une tour d'observation située près de l'église offre une vue incontournable sur les environs. Photo : SaQC

Heureusement qu’il n’y a rien d’autre à faire à L’Isle-aux-Grues en fin de journée que d’admirer le coucher du soleil car le spectacle est saisissant. Une tour d’observation située près de l’église offre une vue incontournable sur les environs. Photo : SaQC

L’Isle-aux-Grues est la plus grosse des îles de Montmagny et la seule à être habitée en permanence par une population regroupée au sein d’une municipalité. On y trouve un peu moins de 150 habitants vivant essentiellement d’agriculture et du tourisme. L’hiver, l’île n’est accessible que par avion à partir de Montmagny tout juste en face. Les autres saisons, un traversier effectue la liaison depuis Montmagny selon un horaire irrégulier adapté aux marées.

Petit conseil : consultez les horaires à l’aller et au retour. De plus, le bateau accueillant peu de véhicules à la fois, il est souvent préférable de traverser à vélo ou à pied pour éviter de rester coincé sur l’île. Sinon, il vaut mieux laisser sa voiture sur le quai le matin de son départ… Les dimensions de l’Isle-aux-Grues font en sorte qu’il est possible de la marcher ou la pédaler entièrement dans une journée. On trouve sur place un service de transport par voiture, un train touristique tiré par un tracteur et des endroits où louer des vélos.

Le côté nord de l'Isle-aux-Grues est bordé de larges battures qui sont parfois cultivées ou encore laissées à l'état naturel. Les montagnes de Charlevoix semblent parfois tout près, surtout par beau temps. Photo : SaQC

Le côté nord de l’Isle-aux-Grues est bordé de larges battures qui sont parfois cultivées ou encore laissées à l’état naturel. Les montagnes de Charlevoix semblent parfois tout près, surtout par beau temps. Photo : SaQC

Outre la classique balade sur les petites routes de l’île où l’on s’arrête sans cesse pour admirer les battures, les îles voisines et les montagnes de Charlevoix en arrière-plan, on y trouve aussi une réserve écologique avec 2,5 km de sentiers pédestres, la célèbre fromagerie de l’Ile-aux-Grues, quelques restaurants (dont Le Bateau Ivre aménagé dans un vieux navire volontairement échoué sur l’île), un musée et quelques panneaux d’interprétation disséminés sur l’île.

À l'approche du Bateau Ivre, la route se divise en deux à cause du relief plus accidenté de cette portion de l'île. Le chemin de la Basse-Ville mène au fameux restaurant, tandis que le chemin de la Haute-ville grimpe jusqu'à la pointe ouest de l'île qui abrite la réserve naturelle Jean-Paul-Riopelle. Photo : SaQC

À l’approche du Bateau Ivre, la route se divise en deux à cause du relief plus accidenté de cette portion de l’île. Le chemin de la Basse-Ville mène au fameux restaurant, tandis que le chemin de la Haute-ville grimpe jusqu’à la pointe ouest de l’île qui abrite la réserve naturelle Jean-Paul-Riopelle. Photo : SaQC

Côté hébergement, plusieurs formules s’offrent aux visiteurs. Lors de notre visite nous avons choisi le camping municipal qui, en fait, n’est qu’une vaste étendue verdoyante où poser sa tente. Certains terrains offrent des services adaptés aux roulottes. La municipalité ne prend pas de réservation, on s’installe où l’on veut sur le site et un préposé passe prendre votre paiement durant votre séjour. Les maisons du Grand héron ont également attiré notre attention avec ses yourtes et tipis confortables situés à quelques pas du traversier.

Bien que le quai soit du côté sud de l'île, l'essentiel des habitations se concentrent le long de la route située du côté nord. Le centre de l'île est principalement voué à l'agriculture tandis que la bordure sud est plutôt boisée. Photo : SaQC

Bien que le quai soit du côté sud de l’île, l’essentiel des habitations se concentrent le long de la route située du côté nord. Le centre de l’île est principalement voué à l’agriculture tandis que la bordure sud est plutôt boisée. Photo : SaQC

Il est également conseillé de prévoir adéquatement ses repas une fois traversé car il n’y a que trois restaurants et une épicerie qui correspond plutôt à un dépanneur et qui n’ouvre qu’à des heures réduites. Il vaut donc mieux faire comme les insulaires et penser à importer ses provisions.

Si vous recherchez la quiétude, un endroit où flâner qui offre des paysages agricoles magnifiques, L’Isle-aux-Grues vous attend…

Marcher sur les eaux aux Marais du Nord

Les chaudes journées d’été sont propices aux courtes randonnées, à entreprendre le plus tôt possible pour profiter de la fraîcheur des sous-bois. Nous avons donc tenté une petite balade familiale, même multigénérationnelle, aux Marais du Nord. Ce parc naturel comprenant une réserve naturelle  protégée se situe entre le lac Saint-Charles et le lac Delage. On y trouve un réseau de sentiers faciles d’environ 8 km parcourant de vastes zones humides et offrant de beaux points de vue sur le lac Saint-Charles et les collines avoisinantes.

Les Marais du Nord sont le résultat du rehaussement du lac Saint-Charles dans les années 1930. Les basses terres des environs ont alors été inondées en permanence, créant ainsi un environnement riche en biodiversité. Photo : SaQC

Les Marais du Nord sont le résultat du rehaussement du lac Saint-Charles dans les années 1930. Les basses terres des environs ont alors été inondées en permanence, créant ainsi un environnement riche en biodiversité. Photo : SaQC

Notre plus petit accompagnateur, âgé de près de 4 ans, a particulièrement apprécié la faune abondante qui peuple cette zone de conservation : petits poissons, grenouilles, hérons, canards, etc. Le premier kilomètre de sentier offre déjà de splendides points de vue. Par la suite, on peut parcourir une boucle plus longue conduisant au lac et à plusieurs sites archéologiques amérindiens. Un sentier offre également une courte montée qui permet d’apprécier le secteur du haut d’une colline.

De nombreux trottoirs de bois permettent de parcourir les Marais du Nord sans se mouiller. Les sentiers les plus rapprochés sont aménagés en gravier, tandis qu'ils deviennent plus naturels en s'éloignant de l'accueil. Photo : SaQC

De nombreux trottoirs de bois permettent de parcourir les Marais du Nord sans se mouiller. Les sentiers les plus rapprochés sont aménagés en gravier, tandis qu’ils deviennent plus naturels en s’éloignant de l’accueil. Photo : SaQC

Bien qu’à proximité de la ville, le site n’est pas accessible en transport en commun. On y fait aussi la location de canots et kayaks pour parcourir ce dédale ponctué de rivières, lacs et étangs.

Fortifications de Québec : la ville vue d’en haut

La bonne vieille promenade sur les remparts ceinturant la vieille ville constitue pour plusieurs québécois un classique qu’on se plaît à revivre au moins une fois par année au même titre que la fameuse sortie à la cabane à sucre. Malgré les risques et dangers inhérents à ce type d’infrastructures, il s’agit d’un rare lieu non aseptisé par la présence de sentiers balisés de cordelettes et de garde-fous. Ici, on vous fait confiance!

Du haut des remparts, face au boulevard René-Lévesque, les immeubles de la Colline parlementaire s'alignent comme sur un échiquier. Photo : SaQC

Du haut des remparts, face au boulevard René-Lévesque, les immeubles de la Colline parlementaire s’alignent comme sur un échiquier. Photo : SaQC

Plusieurs lieux sont propices à la contemplation urbaine : la porte Kent et son point de vue sur la Basse-Ville, les montagnes et le port; la vue sur la Colline parlementaire ou encore l’extrémité nord de la Citadelle et son panorama grandiose sur le fleuve, Lévis et l’île d’Orléans. Profitez d’une belle soirée d’été pour y pique-niquer en bonne compagnie…

La porte Kent est perchée en haut de la rue D'Auteuil dans le Vieux-Québec. La vue sur les environs y est splendide. Photo : SaQC

La porte Kent est perchée en haut de la rue D’Auteuil dans le Vieux-Québec. La vue sur les environs y est splendide. Photo : SaQC

Stoneham : 3 routes, 1 Parc

La structuration des territoires se précise généralement dès les premiers jalons de son développement. Par la suite, cette structure ne fait que se renforcer. On n’a qu’à penser au chemin du Roy reliant Québec et Montréal qui longeait initialement la berge du fleuve. Après avoir été déplacé plus en retrait, puis élargi à quelques reprises pour devenir l’actuelle route 138, il a été doublé par l’autoroute 40. Il serait presque impossible de contrecarrer l’intensification du développement dans ce couloir qui nous semble désormais naturel.

Cette permanence des tracés s’exprime aussi entre Québec et Saguenay sur la voie qu’on surnomme simplement la route du Parc en souvenir de l’ancien parc national des Laurentides (aujourd’hui réserve faunique des Laurentides). Juste au nord de Québec, à Stoneham, il est encore possible d’utiliser les trois routes du Parc qui ont été aménagées successivement dans l’histoire récente du Québec.

Une première route, sineuse et à flanc de montagnes, correspond aujourd’hui à la 1re Avenue qui traverse le noyau villageois avec ses trois petites églises. C’est champêtre et boisé pour les cyclistes, mais peu adapté pour les automobiles en transit!

La 1re Avenue à Stoneham a toutes les caractéristiques des routes anciennes du Québec. Son tracé sinueux épousant le relief offre de beaux points de vue sur les montagnes environnantes. Photo : SaQC

La 1re Avenue à Stoneham a toutes les caractéristiques des routes anciennes du Québec. Son tracé sinueux épousant le relief offre de beaux points de vue sur les montagnes environnantes. Photo : SaQC

La deuxième route, aménagée sous Duplessis, a pris le nom de boulevard Talbot. Il s’agit d’une route nationale, droite et sans grands obstacles, parsemée de commerces et d’habitations. Les cyclistes y sont désormais bienvenus depuis le prolongement de l’autoroute 73. On peut remonter le boulevard Talbot jusqu’au parc national de la Jacques-Cartier sans trop d’effort.

Le boulevard Talbot, inauguré dans les années 1950 est avant tout conçu pour l'automobile et a certainement facilité les déplacements entre Québec et le Saguenay-lac-Saint-Jean. Aujourd'hui délaissé au profit de l'autoroute 73, cette voie large et au relief adouci fait le bonheur des cyclistes. Photo : SaQC

Le boulevard Talbot, inauguré dans les années 1950 est avant tout conçu pour l’automobile et a certainement facilité les déplacements entre Québec et le Saguenay-lac-Saint-Jean. Aujourd’hui partiellement délaissé au profit de l’autoroute 73, cette voie large et au relief adouci fait le bonheur des cyclistes. Photo : SaQC

Finalement, l’autoroute 73 que l’on pourrait décrire comme la quintessence de la voie carrossable est venue soulager l’ancienne route 175 qui devenait de plus en plus encombrée à l’approche de Québec. Aménagée à grand frais, elle coupe les versants des montagnes et assujettit le relief aux impératifs de l’automobile.

Autoroute 73, Stoneham. Photo : Wikipédia

Autoroute 73, Stoneham. Photo : Wikipédia

Ceux qui désireront poursuivre ce voyage dans le temps peuvent également emprunter une portion de l’ancien sentier des Jésuites tracé par des Amérindiens, puis emprunté par les missionnaires français et les gardes-feu. Il suffit de prendre l’une des trois routes jusqu’au parc national de la Jacques-Cartier!

La houblonnière

On peut apercevoir une culture plutôt rare dans le 4e Rang Ouest à Saint-Augustin-de-Desmaures : une houblonnière! Selon un article paru dans La Presse en 2011, les plans de houblon peuvent atteindre 6 mètres de hauteur, d'où l'importance de prévoir des supports pour les laisser grimper. Photo : SaQC

On peut apercevoir une culture plutôt rare dans le 4e Rang Ouest à Saint-Augustin-de-Desmaures : une houblonnière! Selon un article paru dans La Presse en 2011, les plans de houblon peuvent atteindre 6 mètres de hauteur, d’où l’importance de prévoir des supports pour les laisser grimper. Photo : SaQC

Descente de la rivière Jacques-Cartier en canot : qui mène la barque?

Le soleil matinal s’élevait au-dessus des parois rocheuses de la vallée du parc national de la Jacques-Cartier, chassant la fraîcheur matinale. Autour du pavillon d’accueil s’agitaient quelques essaims d’humains apprivoisant leurs wetsuits pagaies à la main. Nous étions du lot… quatre futurs naufragés en attente de la navette devant nous conduire plus en amont sur la tumultueuse rivière Jacques-Cartier.

La rivière Jacques-Cartier offre différents parcours à effectuer en canot, en kayak, en miniraft ou encore sur en tube (trippe en québécois). Photo : SaQC

La rivière Jacques-Cartier offre différents parcours à effectuer en canot, en kayak, en miniraft ou encore sur en tube (trippe en québécois). Photo : SaQC

Au sortir de l’autobus jaune, il était trop tard pour reculer. Nos embarcations étaient déchargées une à une près du Pont Banc : notre point de départ pour une courte excursion. On nous prévient d’entrée de jeu que nous ferons nos premières armes dans deux rapides de classe R-II. De quoi se mouiller un peu! Question de retrouver notre pied marin avant d’entreprendre la descente, nous optons pour une courte remontée de la rivière sur un tronçon en eaux calmes. On perfectionne notre technique ainsi pendant quelques minutes, apprenant par le fait même à être empathique envers celui qui tente de diriger…

Puis, c’est le départ! Le premier rapide, un peu plus technique nous donne du fil à retordre. Il faut contourner quelques roches effleurant l’eau. Nos amis sont coincés au pied du rapide par le courant qui les maintiennent sur une roche. Après un certain temps, le canot reprend son chemin. Notre canot a essuyé sa première grosse vague, on a les pieds dans l’eau.

La portion plus au nord du parc national de la Jacques-Cartier constitue le principal attrait de cette aire protégée. On y trouve la fameuse vallée encaissée qui fait la renommée du parc. Photo : SaQC

La portion plus au nord du parc national de la Jacques-Cartier constitue le principal attrait de cette aire protégée. On y trouve la fameuse vallée encaissée qui fait la renommée du parc. Photo : SaQC

Le second rapide, beaucoup plus agréable n’offre que de gros bouillons inoffensifs que le canot se plaît à sauter, non sans nous arroser au passage. On l’aime tant qu’on remonte le portage à l’envers pour revivre l’expérience. Le soleil nous indique qu’il est temps de manger sur la grève et de mettre l’orteil dans l’eau. Nous comprenons alors la nécessité d’enfiler une combinaison, l’eau de la rivière étant réellement à 11 degrés (52 Fahrenheit) en ce mois de juillet.

Pour la suite du trajet, le dénivelé de la rivière s’adoucit peu à peu, en alternant entre rapides et zones calmes. Des îlets ponctuent le parcours et il vaut parfois mieux choisir le bon côté. Nous avons été presque aspirés à reculons dans un petit rapide peu profond, nous avons dû rebrousser chemin dans un bras de rivière bloqué par un barrage de castors et nous avons trouvé une petite baie ensablée parfaite pour une deuxième baignade. En tout temps, des paysages splendides nous environnaient et malgré l’affluence élevée sur la rivière, nous avons été seuls de longs moments.

Notez que la SEPAQ offre le service de navettes et des embarcations diverses pour effectuer la descente de la rivière. Plusieurs parcours sont disponibles, les plus populaires étant de 19, 11 et 8 km. Certains sont plus faciles que d’autres. La rivière Jacques-Cartier est toutefois peu imprévisible et tous les rapides peuvent être contournés par un court portage.

La ville en angle

La rue de Claire-Fontaine dans le quartier Saint-Jean-Baptiste constitue un attrait en soi avec sa pente raide et ses nouveaux escaliers fleuris. Le point de vue sur l'église Saint-Jean-Baptiste permet de réaliser de belles photos... Photo : SaQC

La rue de Claire-Fontaine dans le quartier Saint-Jean-Baptiste constitue un attrait en soi avec sa pente raide et ses nouveaux escaliers fleuris. Le point de vue sur l’église Saint-Jean-Baptiste permet de réaliser de belles photos… Photo : SaQC