Séjour enneigé au parc régional de la Forêt Ouareau

Après cette formidable excursion de l’an dernier sur le Sentier national, nous avons décidé de parcourir, cet hiver, le vaste territoire du parc régional de la Forêt Ouareau. Située au nord de la région de Lanaudière, cette forêt de 150 kilomètres carrés nous a accueilli le temps d’une courte expédition de trois jours avec nuitées en refuges.

Il faut compter un peu plus de trois heures pour se rendre à Notre-Dame-de-la-Merci, la petite localité où se trouve l’entrée principale du parc régional. De Louiseville, en Mauricie, les routes 348 et 347 permettent d’accéder directement au parc en empruntant un parcours pittoresque parsemé de lacs et de montagnes. En hiver, cette région devient le pays de la motoneige. Les stations-services semblent par ailleurs faire des affaires d’or!

Quant à nous, nous sommes redevenus de simples piétons après avoir laissé notre automobile derrière nous et nous être fait reconduire à l’autre bout du parc en taxi. Nous chaussons d’abord nos raquettes avant d’aborder le secteur du Pont-Suspendu où notre premier refuge nous attend.

Pour cette première journée, notre refuge n’est qu’à 3,5 km par le Sentier national. Quelques belles montées soutenues nous conduisent jusqu’en haut de la rivière Ouareau qui coule au fond d’une vallée profonde. Une fine neige tombe alors sur la région, masquant par le fait même le beau point de vue qui s’offre à nous durant la descente vers la rivière. Nous atteignons ainsi le refuge du Pont-Suspendu en moins de deux heures en traversant de belles forêts de pins. Ce refuge, nouvellement aménagé, est également un poste d’accueil secondaire du parc en saison estivale. Il est donc situé dans le stationnement fermé pour l’hiver et à proximité de sites de camping rustiques. Une fois à l’intérieur il est évidemment impeccable!

Pendant que le poêle réchauffe notre modeste habitation, nous en profitons pour explorer les environs sur une portion du sentier des Murmures qui longe la magnifique rivière Ouareau aux eaux noires et tumultueuses. À notre retour, nous discutons brièvement avec les derniers randonneurs à quitter les lieux, puis nous regagnons nos chaudrons pour l’heure du souper. Tout près, un petit ruisseau permet de puiser un peu d’eau. Après un bon repas, nous veillons un peu à la lueur de la chandelle, en prévision d’une longue journée…

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Les eaux noires de la rivière Ouareau ne gèlent pas entièrement l’hiver venu. Le sentier des Murmures permet de longer la rivière sur plusieurs kilomètres. Des sites de camping s’y trouvent également en été. Photo : S@QC

Le soleil n’est d’ailleurs pas encore levé au moment où nous commençons à préparer le déjeuner. Considérant que nous avons près de 14 km à parcourir, nous devons utiliser toute la lumière du jour disponible et, donc, partir tôt le matin. Nous assistons d’ailleurs au lever du soleil sur le gros pont suspendu qui permet de franchir la rivière Ouareau. De là, le sentier parcoure 3 km en pleine forêt, croisant de petits ruisseaux occasionnellement, jusqu’à la limite du domaine skiable du parc régional. Nous avançons lentement sur une couche de fine poudreuse tombée durant la nuit.

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À 7h45, le soleil se lève sur la rivière Ouareau au moment où nous traversons le pont suspendu. À cette heure, nous sommes encore seuls dans le parc. Photo : S@QC

Nous arrivons ensuite à un carrefour où nous quittons le Sentier national pour emprunter une piste du parc régional en direction du lac Corbeau. Ce tronçon de 2 km n’a visiblement pas été emprunté depuis quelques semaines et est recouvert d’une bonne couche de neige. Le sentier longe une piste de ski dans une érablière.

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Au centre du parc, les sentiers n’ont pas été empruntés depuis les dernières chutes de neige. Un beau cadeau tombé du ciel qui nous fait toutefois forcer un peu! Photo : S@QC

Au lac Corbeau, nous faisons une pause avant d’attaquer la plus longue montée de la journée, un dénivelé de 200 mètres. Le sentier C grimpe la montagne et permet de retourner sur le Sentier national. Ce dernier monte en lacets allongés, ce qui augmente la distance à parcourir, mais réduit d’autant la difficulté. Encore une fois, la neige est peu tapée. Le soleil brille haut et fort dans le ciel en ce milieu de journée et la forêt composée principalement de feuillus laisse entrer ses rayons sans contrainte.

De retour sur le sentier national, nous quittons à nouveau la vallée plus achalandée du parc pour marcher sur les sommets les plus hauts des environs. Le sentier grimpe les sommets un à un, offrant de belles percées visuelles sur les environs. Puis, quelques kilomètres plus loin, nous abordons les premiers véritables points de vue de notre excursion. Perchés à 600 mètres, deux premiers points de vue en direction nord permettent de contempler l’ensemble du parc, le village de Notre-Dame-de-la-Merci et les innombrables montagnes de la région. Le mont Tremblant est même visible à plus de 40 kilomètres.

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Vue en direction nord vers le coeur du parc régional. Les montagnes à l’arrière sont dans la région de Saint-Donat et du mont Tremblant qu’on semble apercevoir au loin. Photo : S@QC

Notre marche nous conduit ensuite jusqu’à la montagne suivante où nous attendent quatre points de vue supplémentaires. Le premier surplombe le lac Braque du haut d’une falaise rocheuse d’une grande beauté. Les trois autres offrent une vue vers le secteur sud du parc et les nombreuses montagnes des Basses-Laurentides. La forêt omniprésente rappelle les paysages antérieurs à la colonisation des Pays d’en haut, on s’y croirait en route pour les chantiers!

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Du haut du lac Braque, les Laurentides semblent à nos pieds. Ce paysage caractéristique ressemble sans doute aux panoramas qu’avaient nos ancêtres qui ont colonisé la région. Photo : S@QC

À partir de ce point, nous quittons d’ailleurs le Sentier national en direction de notre campement, en passant par le sentier A. Une longue descente s’amorce jusqu’aux lacs à Prud’homme. Nous puisons un peu d’eau dans un ruisseau dévalant la montagne, puis nous regagnons le creux de la vallée, entaillée de sentiers de ski. Le refuge Prud’homme nous attend d’ailleurs à la jonction de plusieurs pistes. Le poêle encore fumant a déjà réchauffé les lieux pour notre plus grand bonheur. Spacieux à souhait, ce petit chalet aurait toutefois besoin d’une petite cure de rajeunissement pour être à son meilleur. Ce soir là, nous mangeons beaucoup en nous rappelant les meilleurs moments de la journée, puis nous plongeons dans un sommeil profond, les jambes encore endolories.

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Le refuge Prud’homme peut accueillir aisément 8 personnes. Il se situe à moins de 4 km de l’accueil du parc, à la fois par le réseau skiable et par les pistes de raquette. Photo : S@QC

Le lendemain, nous revenons à l’accueil en prenant soin de visiter les belvédères du mont Prud’homme et de la montagne de la Croix, deux basses collines accessibles en randonnée d’un jour ou en famille. Ces points de vue méritent le détour, beaucoup plus que les sentiers du secteur qui sont fréquemment coupés par des chemins forestiers et des zones de coupe. Plutôt dommage, considérant que c’est tout ce que la plupart verront de la forêt Ouareau. Cette courte journée de 5 km nous laisse du temps pour partager une bonne bière à la brasserie Albion, à Joliette!

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Montagne de la Croix. Photo : S@QC

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Mont Prud’homme. Photo : S@QC

Mountain Equipment Coop : MEC des villes ou MEC des champs?

Mountain Equipment Coop (MEC) a enfin annoncé ses couleurs. Le commerce du quartier Saint-Roch déménagera aux galeries de la Capitale pour se rapprocher de sa clientèle, agrandir sa surface de vente et offrir du stationnement à la porte. Avant même que cette décision soit prise, la compagnie a dû essuyer de vives critiques de ceux qui préféraient la localisation au centre-ville.

Le principal argument des opposants : cette affichette placée à l’entrée du magasin de Québec qui vante la localisation centrale du commerce, un choix qui reflète les objectifs de densification du territoire et d’accessibilité à l’aide de moyens de transports alternatifs à l’auto. Une entreprise avec des valeurs écologistes devrait, par conséquent, desservir adéquatement les clients qui font l’effort de se déplacer de manière durable. A-t-on raison de critiquer autant MEC?

Survivre à Québec a voulu vérifier comment MEC agit dans les autres villes canadiennes. D’abord, la coopérative possède 18 succursales en plus de celle de Québec. De ces 18 magasins, 10 sont situés en milieu urbain comme la succursale de Saint-Roch. Toutes les grandes villes canadiennes (Toronto, Montréal, Vancouver, Calgary, Edmonton, Ottawa et Halifax) possèdent une succursale au centre-ville ou à proximité de ce dernier. C’est également le cas de Québec actuellement. Les 8 autres succursales sont situées en banlieue ou dans des villes de plus petite taille. De ce nombre, 6 magasins sont implantés dans une agglomération où il y a également une succursale dans la ville-centre (Vancouver, Toronto ou Montréal). Les autres sont à Kelowna (106 000 habitants) en plein coeur des Rocheuses et à London, en Ontario (366 000 habitants). Deux villes moyennes.

On peut conclure de ce portrait que MEC implante généralement ses succursales dans les centres-villes, sauf dans les grandes régions métropolitaines où le marché est suffisamment vaste pour rendre viable des succursales additionnelles en banlieue. Québec pourrait-elle être desservie par deux différentes adresses? Une question qui nous ramène à un débat de fond : Québec n’est-elle qu’un gros village?

De son côté, MEC prétend que 80 % de ses clients préféreront se rendre aux galeries de la Capitale où l’offre de stationnement dépasse la demande, ce qui correspond grossièrement à la population de Québec vivant en banlieue. Par ce choix, la coopérative laisse toutefois tomber une clientèle urbaine qui achète ses produits pour des usages quotidiens. On n’a qu’à penser aux cyclistes utilitaires qui perdront un bon point d’approvisionnement en pièces et accessoires. Les administrateurs de MEC affirment également se rapprocher des routes menant aux destinations de plein air préférées de sa clientèle. Les clients gagneront sans doute 10 minutes quand viendra le temps d’essayer leur équipement… s’ils partent directement du commerce pour s’y rendre. Enfin, comparée aux autres succursales du pays, l’illustration présentant le nouveau magasin de Lebourgneuf est d’une architecture d’apparence banale.

MEC restera certainement un des meilleurs endroits où acheter de l’équipement de plein air à Québec et une entreprise soucieuse de son image corporative. Toutefois, Québec aurait mérité mieux, et surtout, une décision moins précipitée. Un écoquartier bien connecté au système autoroutier aurait peut-être offert l’espace recherché par MEC, sans être trop loin du centre-ville…

AuMenu : les bières en fût près de chez vous

L’époque où un homme buvait la même bière de sa majorité à sa mort est bien révolue! Si vous êtes comme moi, à chaque jour Facebook m’informe des différentes bières offertes dans une demie-douzaine de bars différents de la région. Pour avoir un aperçu des bières disponibles, il faut suivre ces établissements et être à l’affût des ajouts à son fil d’actualités. Les gens de l’atelier de création web Hyper, situé dans Limoilou, ont eu l’idée d’organiser un peu mieux l’information…

Une petite application en développement pourrait fort bien faciliter la tâche des amateurs de bières comme moi. Nommée simplement AuMenu, cette nouvelle application indique sur une carte les établissements participants, et pour chacun, les bières offertes en temps réel. Il suffisait d’y penser! L’application permet également d’ajouter certains commerces à ses favoris ou encore d’obtenir les endroits où les bières préférées de l’utilisateur sont servies en indiquant ses préférences.

La plupart des bars et restos de Québec offrant une sélection intéressante de bières en fût sont déjà associés à AuMenu. Le reste de la province suivra ultérieurement…

Miracle en bas de la côte St-Sacrement

Marcheurs et cyclistes vont pouvoir souffler un peu en bas de la côte St-Sacrement ! Six ans après sa réfection, la Ville de Québec vient enfin d’implanter des feux pour piétons à l’intersection du boulevard Charest et de l’avenue St-Sacrement. Rappelons qu’il y a un peu plus d’un an, Le Vélurbaniste avait dénoncé l’absence de traverses sécuritaires pour les personnes circulant à pied ou…

Source : Miracle en bas de la côte St-Sacrement (Le Vélurbaniste)

Poisson d’Or : une poissonnerie à adopter

La fermeture de la poissonerie JEF a laissé les amateurs de poisson et fruits de mer du centre-ville orphelins. Heureusement, les chaînes d’épicerie offrent de plus en plus de poissons de qualité.

Il y a également cet autre petit indépendant, la poissonnerie Poisson d’Or. Ce commerce de la rue Saint-Jean a ouvert ses portes durant le court règne de JEF. Son propriétaire est un Madelinot expatrié, fils de pêcheur, qui a fait carrière dans l’industrie. Son objectif est d’offrir des produits de qualité dont la provenance est la plus locale possible.

Lors de notre passage en fin de journée, de beaux produits garnissaient le comptoir : truite, saumon, flétan, différentes variétés de crevettes, pieuvre, etc. Nous sommes d’ailleurs repartis avec un morceau de thon albacore qui s’est métamorphosé en un sublime tartare grâce à une recette provenant du livre Les règles d’or des épices. Ce joli recueil paru en 2013 est accompagné d’un boîtier de mélanges d’épices à essayer dans différentes recettes. Une belle trouvaille!

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Photo : S@QC

Pour les intéressés, le Poisson d’or est situé dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, dans un petit local voisin du Fou-Bar, au 511, rue Saint-Jean. Surveillez les arrivages sur Facebook.

Chez Biceps BBQ : saloon pour cow-boys carnivores

Ceux qui ont déjà passé la porte du Gerry Pizza savent à quel point ce restaurant installé dans une roulotte de Charlesbourg avait du caractère et une âme qu’on ne peut vendre en franchises. Il fallait donc un brin de folie, et surtout beaucoup de culot, pour oser reprendre cette entreprise après sa fermeture et la transformer en tous points sans la dénaturer.

On pourrait se demander quelle mouche a piqué Vincent Chatigny et Jean-Simon Pouliot, deux jeunes restaurateurs qui ont néanmoins de la suite dans les idées! Après un calorique voyage d’inspiration dans le sud des États-Unis, les deux propriétaires ont ressuscité cet ancien temple de la rusticité en BBQ musclé inspiré du Texas. Survivre à Québec s’est prêté au jeu le temps d’une soirée…

L’ouverture du Biceps BBQ était attendue de pied ferme. Dès notre arrivée le stationnement est plein à craquer et laisse présager une soirée achalandée. C’est connu, tout bon cow-boy ne se déplace jamais sans sa monture! En entrant, nous retrouvons sans trop de difficulté l’ancien décor du Gerry Pizza avec ses murs en bardeau de bois, ses chaises anciennes colorées et une déco kitsch sans retenue. L’espace est peut-être un peu plus aéré et un bar est implanté, bien visiblement, à l’arrière de la salle. Les amateurs de country américain seront comblés par la trame sonore qui rythme désormais les soirées de cette vieille cabane à la sauce western.

Notre serveuse pour la soirée arrive sans tarder pour nous présenter le menu et nous proposer un apéritif. J’opte pour une pinte de bière, la Joufflue de la brasserie Archibald. Nous recevons nos bières et notre serveuse en profite pour nous décrire chaque plat du menu, ce qui est très apprécié et aide à faire un choix. Le tout se résume en quelques entrées, quelques plats de viande accompagnés d’une salade de chou et d’un cornichon, et d’un choix d’accompagnements à ajouter en extra. Certains plats, disponibles en quantité plus limitée, sont offerts à l’ardoise.

La commande passée, nous avons tout le loisir de discuter entre nous, mais surtout de regarder aux alentours pour prendre le pouls de la salle. Une clientèle variée nous entoure : quelques jeunes s’offrant tour à tour des tournées de shooter, un couple discret d’âge plus mûr, des chemises à carreaux, des calottés, des vestes de cuir… Tous ne semblent avoir qu’une idée en tête, soit de passer du bon temps. L’aspect hors norme des lieux semble d’ailleurs avoir un effet euphorisant sur la clientèle qui n’hésite pas à abattre l’étiquette et la réserve habituelle dont on fait preuve au restaurant. On s’amuse franchement, même d’une table à l’autre, à l’occasion.

Trêve de plaisanterie. Nos entrées sont servies juste après le service du vin. J’ai choisi d’essayer le tartare de boeuf de l’endroit qui se compose de boeuf mi-cuit (saisi rapidement avec d’être découpé) et de morceaux de jerky de boeuf. Une belle acidité s’en dégage et les saveurs semblent savamment calculées. Ce tartare est à mon avis digne de mention. L’immense morceau de pain grillé qui l’accompagne m’apparaît toutefois plutôt anecdotique. Mes trois convives ont également de bons plats devant eux. De belles lanières de saumon fumé à froid, sommairement présentées cependant, et des escargots à l’ail dans une sauce brune dont le secret m’échappe malheureusement au moment d’écrire ces lignes.

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Photo : S@QC

Nos plats principaux suivent sans trop tarder. Dans mon assiette, des lanières de poitrine de boeuf fumé légèrement enrobées d’une sauce trouvant un juste équilibre entre le salé et le sucré, une salade de chou légèrement vinaigrée et un cornichon regorgeant de saveur. La viande est fondante et regorge encore de jus. En accompagnement, j’ai demandé une patate sucrée miraculeuse, coupée en deux et farcie de mascarpone. Un délice!

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Photo : S@QC

Dans l’assiette à ma droite, on trouve trois beaux morceaux de poulet légèrement pané, cuit doucement pour préserver le jus de la volaille, accompagné d’une sauce BBQ qui n’a rien à voir avec les rôtisseries québécoises. Une frite ajoutée en extra accompagne à merveille ce plat classique qui a pourtant trouvé moyen d’être réinventé. Les frites sont cuites à point dans une huile de qualité et conservent tout leur croquant sous la dent. En face de moi, des côtes levées juste assez sucrées, mais pas trop, disparaissent en peu de temps. Puis, à ma gauche, l’aîné du groupe se laisse tenter par le demi-canard laqué offert sur l’ardoise. Une grosse pièce de viande, très grosse même!

Au dessert, trois choix étaient offerts. D’abord, une superbe tarte au citron servie en format club… à partager sans faute. Ensuite, une crème brûlée à la crème irlandaise et au chocolat. Et enfin, une pomme au caramel avec pacanes. Malgré le très bon goût de la crème brûlée et la présence de quelques pépites de chocolat dans le mélange, le caramel qui enrobe la pomme et qui s’étale dans l’assiette est si bon qu’il est difficile de passer à côté. En plus, vous conclurez ce repas sur une note santé!

Que dire de plus du Biceps BBQ? Dans l’ensemble, la qualité des ingrédients nous a paru irréprochable. Les viandes fumées sur place conservent toute leur saveur et ne dessèchent pas lors de la cuisson. Les présentations sont cependant un peu brouillon. Il va sans dire que l’absence d’accompagnements dans les assiettes (autre que la salade de chou et le cornichon) n’aide pas la cause. Les portions de viande pourraient être légèrement réduites et un accompagnement de base (comme les frites) pourrait être ajouté aux différents plats. Si vous n’avez pas l’appétit d’un texan, n’hésitez pas à partager certains mets! Enfin, le service très courtois et l’ambiance hors norme font de cet établissement étrangement situé une adresse à part.

La Virée Nordique de Charlevoix : une épreuve sur mesure

Pour celles et ceux qui aiment sortir des sentiers battus, l’occasion d’explorer des endroits privés, et donc inaccessibles au public, est généralement accueilli avec beaucoup d’enthousiasme. C’est la chance qu’offre La Virée Nordique de Charlevoix, une épreuve amateur de raquette et de ski fond dont la 3e édition se tiendra du 12 au 14 février 2016. L’événement se veut avant tout familial, rassembleur et sportif.

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Sentier de la Virée Nordique de Charlevoix. Photo : Page Facebook de l’événement.

Différents parcours ont été mis sur pied pour permettre à tous de découvrir des secteurs méconnus de Charlevoix tels que l’arrière-pays de Saint-Siméon et de Saint-Fidèle, les secteurs agricoles de Saint-Irénée et les rives escarpées du fleuve à l’approche de Point-au-Pic. Les sentiers éphémères, aménagés spécifiquement pour cet événement, emprunteront des chemins privés, traverseront des champs enneigés ou encore le club de golf Fairmont Le Manoir Richelieu et permettront même de skier sur une portion du chemin de fer de Charlevoix!

Des épreuves courtes et longues sont prévues dans chacune des disciplines :

  • En raquette : 9 et 15 km en montagne le 13 février, 8 et 12 km près du fleuve le 14 février ou encore le volet course 5 et 10 km le 14 février également;
  • En ski de fond : 21 et 34 km en montagne le 13 février, 9 et 30 km près du fleuve le 14 février.

Les surplus accumulés suite à l’événement seront utilisés à des fins charitatives et permettront l’achat d’équipements sportifs d’hiver pour les élèves de Charlevoix qui fréquentent les écoles participant au volet scolaire de cette épreuve hivernale qui aura lieu le 12 février prochain. Une belle occasion de (re)découvrir la région de Charlevoix en hiver!

Densification urbaine à Québec : mythe ou réalité?

Au cours des dernières années, la densification urbaine est un sujet qui a soulevé toutes les passions. Nécessaire selon certains, remède miracle ou véritable enfer pour d’autres, ce processus normal de structuration du territoire ne fait pas l’unanimité dans un monde de plus en plus réglementé. La densification des villes, qui se faisait autrefois de manière plus organique, est désormais plus encadrée, afin de la rendre plus acceptable.

Pour obtenir l’adhésion des opposants à la densification, les autorités publiques parlent de densification douce. Une façon polie de dire qu’on ne détruit plus les quartiers vétustes pour les remplacer par des ensembles immobiliers inhumains.

Mais concrètement, quelle allure cette densification, qu’elle soit douce ou non, prend-t-elle à Québec? C’est la question à laquelle Survivre à Québec a tenté de répondre, en comparant des images tirées de Google Street View de 2007-2009 et 2015.

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Rue Christophe-Colomb Est, dans le quartier Saint-Roch. Plusieurs immeubles de copropriétés ont poussé à l’ombre du coteau Sainte-Geneviève, dans un secteur qui abritait autrefois plusieurs manufactures.

Deux différents types de densification sont observables :

  • un premier écrasant l’existant, qui procède généralement par la démolition de bâtiments plus ou moins vétustes et de densité moindre que le projet de remplacement;
  • un second comblant des interstices, soit la construction de nouveaux bâtiments sur des espaces en friche, des terrains abandonnés ou des terrains morcelés sur des propriétés qui disposaient de suffisamment d’espace pour y ajouter un bâtiment.

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Avenue Champfleury dans le quartier Limoilou. L’église Saint-Pie-X a été démolie et remplacée par des immeubles résidentiels dont la facture architecturale diffère beaucoup des logements d’après-guerre de type walk-up de l’autre côté de la rue.

La densification se dirige plus naturellement dans certains secteurs de la ville. D’abord, ce phénomène survient généralement là où le prix des terrains est le plus élevé. À Québec, la Haute-Ville et Sainte-Foy connaissent une forte pression de développement pour cette raison. La valeur des terrains est disproportionnée par rapport aux bâtiments qui y sont associés.

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Henri-Bourassa2015

Rue Isaac-Bédard, dans le secteur Charlesbourg. Une série de maisons partiellement transformées en commerces ont été acquises par un promoteur qui les a remplacées par des copropriétés.

Le processus de densification est également exacerbé par la présence d’un cadre bâti de petite taille et de faible densité. Les secteurs qui sont déjà densément bâtis sont donc plus épargnés puisque les gains potentiels y sont moins intéressants.

ReneLevesque2009

ReneLevesque2015

Boulevard René-Lévesque Est, dans le quartier Saint-Jean-Baptiste. Plusieurs terrains laissés vacants depuis l’aménagement de la Colline parlementaire dans les années 1970 ont finalement été construits.

Enfin, la densification est plus accentuée dans les secteurs où le cadre bâti est récent et de faible valeur architecturale. Les quartiers anciens sont davantage protégés par des règlements visant à préserver leurs valeurs patrimoniales, qui restreignent notamment la démolition d’immeubles. Pour les mêmes raisons, il est plus simple de développer un vaste terrain non construit en banlieue qu’un minuscule lot au centre-ville où l’insertion d’un immeuble est un sujet plus délicat.

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avenueRousseau2015

Avenue Rousseau, dans le secteur de Sillery. Une grande maison unifamiliale sur un vaste terrain a été remplacée par des maisons en rangée contemporaines. Plusieurs bungalows de Sillery et Sainte-Foy ont été démolis pour les mêmes raisons.

D’ailleurs, la question de l’insertion des nouveaux bâtiments dans leur environnement est souvent fortement critiqué. Souvent, pour être rentable, un nouveau projet dans un secteur déjà construit prend des proportions démesurées par rapport aux bâti existant. Dans d’autres cas, c’est le contraste entre les styles architecturaux des bâtiments ou encore leur implantation qui fait l’objet de critiques.

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Hamel2015

Boulevard Wilfrid-Hamel Ouest, secteur Champigny. En périphérie, des changements importants s’opèrent également comme en fait foi cette portion du boulevard Hamel, près de l’aéroport Jean-Lesage.

Si les pouvoirs publics insistent autant sur la densification des villes, c’est qu’ils la considère désormais nécessaire pour rendre les finances publiques supportables par l’ensemble des contribuables. Si l’étalement urbain est un processus normal dans une société en croissance, l’ampleur qu’il a pris dans les dernières décennies a eu un coût social considérable.

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5e Avenue Est, dans le secteur Charlesbourg. Plusieurs édifices se sont élevés à proximité du boulevard Henri-Bourassa à Charlesbourg et aux limites de Limoilou. Ce secteur, qui connaissait un certain déclin, connaît maintenant une petite poussée de croissance.

Qu’on le souhaite ou non, la ville de Québec continuera donc de se densifier et de s’étendre. Depuis 2007, plusieurs rues ont passablement changé de visage. Beaucoup de bungalows sont rasés pour faire place à des immeubles mitoyens ou des immeubles à logements, des bâtiments poussent sur d’anciennes stations-service, des églises ont laissé la place à des résidences multifamiliales, etc. Parallèlement, les zones en friches ou rurales qui séparaient il y a encore peu de temps les anciennes villes de banlieue autour de Québec se comblent à grande vitesse.

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Boulevard Lebourgneuf, quartier Lebourgneuf. Ce secteur situé au centre géographique de la grande ville de Québec a connu une urbanisation rapide depuis l’ouverture du boulevard Robert-Bourassa, vers 2006.

Il sera intéressant de refaire ce même exercice dans quelques années…

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Chemin Ste-Foy, dans le noyau historique de Sainte-Foy. Cette voie ancienne fort achalandée continuera de l’être à l’avenir avec tous les projets qui y voient le jour depuis quelques années. Plusieurs immeubles multifamiliaux s’y sont ajoutés.

Ski nordique au parc national des Grands-Jardins : un îlot de Grand Nord

Le parc national des Grands-Jardins, dans la région de Charlevoix, est un endroit hors de l’ordinaire. Avant tout connu pour ses sommets alpins d’une grande beauté, principalement le mont du lac des Cygnes, ce parc possède également un arrière-pays tout aussi fascinant. Ce dernier est composé de hauts plateaux colonisés par les pessières à lichens et la forêt boréale. Cette forêt ouverte, inhabituelle sous nos latitudes, a été façonnée par des perturbations diverses, dont des incendies de forêt survenus dans les années 1990.

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Dès l’accueil Thomas-Fortin, le chemin principal devient une immense piste de ski ou de raquette. La forêt boréale côtoie les zones brûlées qui se reboisent très lentement en raison de l’altitude élevée du secteur. Photo : S@QC

En hiver, ces hauts plateaux sont accessibles en ski nordique et en raquette sur des sentiers aménagés pour l’occasion ou en empruntant les routes du parc fermées à la circulation pendant cette saison. Ces activités s’adressent autant aux habitués qui souhaitent partir en randonnée de 2 ou 3 jours qu’aux aventuriers novices tentés par une sortie de quelques kilomètres. Les sentiers sont balisés, mais non damés, sauf par ceux qui sont passés avant vous ou par les motoneiges des employés du parc qui passent occasionnellement. On n’y ski donc pas nécessairement dans la poudreuse jusqu’aux genoux.

Au début de la saison (généralement à l’approche des Fêtes) seuls les sentiers empruntant les routes du parc sont réellement accessibles puisque le couvert de neige ne recouvre pas encore la végétation dans les autres sentiers. Qu’à cela ne tienne, on peut tout de même parcourir des dizaines de kilomètres à ski ou en raquette à partir de l’accueil Thomas-Fortin à travers une végétation unique composée de collines dénudées par le feu et parsemées de lacs gelés. On a alors tout son temps pour admirer cette nature étrange qu’on parcoure en automobile durant la saison estivale pour se rendre au coeur du parc national.

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De faibles dénivelés offrent quelques descentes agréables sur cette route enneigée. Les paysages s’ouvrent sur les sommets environnants. Photo : S@QC

Lorsque le couvert de neige est plus important, le reste du réseau s’ouvre entièrement et permet plusieurs trajets différents. Des refuges sont également accessibles le jour pour les randonneurs ou la nuit pour y coucher. Pour plus de confort, certains chalets du parc sont en location tout l’hiver. On peut y faire transporter ses bagages et s’en servir comme camp de base.

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Le lac Sainte-Anne du Nord abrite trois chalets offerts en location par la SEPAQ. Celui-ci est situé sur une île et n’est accessible qu’en été. Envie d’un séjour de pêche? Photo : S@QC

Lors de notre dernier passage, au mois de décembre, nous avons emprunté les pistes 11 et 1, de l’accueil Thomas-Fortin jusqu’au lac à Poux, sur environ 6 kilomètres (donc 12 aller-retour). Tout le trajet s’effectue sur une route enneigée. Puisque la végétation y est absente la majorité du temps, les points de vue sur les environs sont multiples. On y longe également le superbe lac Sainte-Anne du Nord sur toute sa longueur. Malgré une couche de neige poudreuse d’environ 15 cm fraîchement tombée, le fond durci par les randonneurs précédents nous a permis d’avancer sans trop de peine, même avec des skis classiques. Honnêtement, pour débuter la saison de ski, on n’aurait pas trouvé mieux. L’impression de skier dans le Grand Nord en décembre, à deux heures de Québec… une belle expérience pour ceux qui aiment le froid!

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Paysage de montagnes typique du parc national des Grands-Jardins, sur les hauts-plateaux. Ces sommets s’élèvent à environ 1000 mètres, d’où l’abondance de neige en hiver. Photo : S@QC

2015 selon Survivre à Québec…

En cette fin d’année, j’aimerais d’abord vous souhaiter mes meilleurs voeux pour la période des Fêtes. J’espère que vous aurez eu autant de plaisir à lire ce blogue que j’en ai à partager mes impressions et mes découvertes.

Vous l’avez sans doute constaté : le plein air a occupé une place importante dans nos temps libres en 2015. C’était la première année où nous tentions réellement la longue randonnée avec sac à dos et tout l’équipement requis. Nous devions d’ailleurs nous pratiquer pour le point culminant de notre saison, soit une traversée de 4 jours du parc national de la Gaspésie en camping rustique… une randonnée mémorable qui s’est terminée par la rencontre de cinq caribous au sommet du mont Albert!

2 jours au coeur des 3 monts de Coleraine : 48 heures de pur dépaysement

Mont-Bélanger : nouvelle tour d’observation et camping dans les nuages…

Parc régional des Appalaches : longue randonnée d’eau et de forêts!

La ville de Québec demeure sans conteste notre camp de base entre nos différentes aventures. Nous sommes particulièrement privilégiés d’avoir accès aussi facilement à des lieux exceptionnels encore peu fréquentés, et ce, à quelques heures à peine du centre-ville. Nos régions préférées pour le plein air? Pour les courtes escapades, la Chaudière-Appalaches et ses parcs régionaux ou ses routes tranquilles pour le vélo, ainsi que Charlevoix et son arrière-pays. Pour les fins de semaine de trois jours, le nord du Maine et le Saguenay offrent des paysages à couper le souffle à moins de 4 heures de route. Un peu plus loin encore, la Gaspésie ne nous a pas encore livré tous ses secrets.

Escapade à Greenville, Maine : aux pays des orignaux – 1ère partie

La cycloroute de Bellechasse : remonter le temps en pédalant

Sur les traces d’Eudore Fortin : randonnée au coeur de Charlevoix

Sur les hauts plateaux aux Sentiers du Moulin…

Deux jours d’eau vive sur la rivière Restigouche…

Notre fibre urbaine a également été interpellée à diverses reprises par la déferlante de nouveautés qui transforment Québec jour après jour. D’abord, 2015 aura été l’année de l’amphithéâtre et du pharaonesque projet de Phare de Québec. Dans ces dossiers, comme dans ceux du réaménagement du Vieux-Port, du stationnement Dorchester et de la tour Fresk dans le quartier Saint-Roch, l’urbanisme a occupé une place médiatique importante à Québec. Qu’on aime ou non, Québec semble en pleine phase d’expansion et se transforme inévitablement. J’en reparlerai en 2016…

D’autres nouveautés du domaine des transports auront un impact tout aussi grand sur notre ville. L’arrivée à Québec du service Auto-mobile ajoute une option intéressante à l’offre de transport. Du côté du transport en commun, le déploiement des écrans à bord des autobus facilite les déplacements et de nouveaux abribus au design plus soigné améliorent le cadre bâti de la ville. En 2016, le RTC offrira enfin son service « en temps réel », ce qui signifie qu’on connaîtra l’heure de passage réel des autobus grâce à la technologie GPS. Les nouveaux autobus seront également climatisés en été pour plus de confort. Pour les autres déplacements, il reste la voiture conventionnelle…

ABC de la location de voitures – 1ère partie

ABC de la location de voitures – 2e partie

Enfin, l’offre commerciale continue de croître en dépit de plusieurs fermetures médiatisées. La brasserie artisanale Griendel constitue sans aucun doute un coup de coeur généralisé. Certains disent même de ce nouveau temple de la bière (où s’alignent une vingtaine de lignes de fût) qu’il annonce la revitalisation de la rue Saint-Vallier Ouest et de l’ensemble de Saint-Sauveur. Rien de moins. Nous avons adoré la buvette Scott, Les Sales Gosses, Petits Creux & Grands Crus, célébré la rénovation réussie du Bal du lézard et avons bien aimé les saucisses d’Ils en fument du bon. Nous avons même festoyé chez Daniel Vézina. La rue Saint-Jean a accueilli un nouveau joueur prometteur, le Batinse, ainsi qu’une nouvelle antenne de la musique traditionnelle à Québec, le Murphy’s, dans l’ancien magasin Archambault.

Limoilou a littéralement volé la vedette en 2015, avec son art de vivre insouciant et sympathique. Plus que jamais ce quartier se démarque avec ses vélos omniprésents, ses places publiques éphémères, son marché public et ses fêtes de quartier.

Limoilou aime la bière!

Limoilou en musique : cohésion sociale sur la 3e

En 2016, plusieurs dossiers retiendront assurément l’attention : l’éventuel déménagement du marché du Vieux-Port, l’ouverture du restaurant Cendrillon et de Biceps BBQ (l’ancien Gerry Pizza), la fin des travaux à la traverse de Lévis, la réincarnation d’Expo Québec, les suites du projet le Phare de Québec, la fin des travaux de la phase 2 de la promenade Samuel-de-Champlain. Et sûrement beaucoup d’autres… Bonne année!