Québec Exquis 2015 : les restos de Québec en mode séduction…

qcexL’événement Québec Exquis est de retour pour une 5e édition jusqu’au 26 avril. Pour l’occasion, 20 restaurateurs de la ville de Québec sont jumelés avec des producteurs agroalimentaires de la région et élaborent un menu 3 services mettant en valeur leurs produits. Les restaurants ont le choix d’offrir un menu midi à 15 ou 20 $ ou encore un repas du soir à 40 ou 50 $. De plus, cette année cet événement culinaire se déploie sous la thématique « découvre les vins du Roussillon ». Les menus proposés s’accordent donc également avec les vins de cette région du sud de la France.

Le consommateur trouvera également avantage à participer à Québec Exquis puisque l’événement offre l’occasion de goûter à des menus uniques offerts à des prix souvent inférieurs à ce qu’il en coûterait normalement dans les restaurants participants. Faites le calcul, on mange difficilement au Champlain, au Laurie Raphaël ou au Panache pour 50 $. Un bel effort est donc fait pour démocratiser l’événement sans pour autant négliger la qualité des plats présentés.

Personnellement, j’aurais poussé le concept un peu plus loin en mettant en compétition les différents établissements participants, un peu comme lors de La Poutine Week où La Souche a gagné en visibilité cette année en attirant l’attention des médias avec sa déclinaison du célèbre plat québécois.

Pour y participer, rien de plus simple. Il suffit de magasiner son repas sur le site de Québec Exquis: http://www.quebecexquis.com

4 avril 2015 – La dernière tempête ?

Qui aurait cru qu'il faudrait se pencher un 4 avril pour passer sous cette arche du sentier des Orignaux au pied de la montagne de la Grande Coulée? Photo : S@QC

Qui aurait cru qu’il faudrait se pencher un 4 avril pour passer sous cette arche du sentier des Orignaux au pied de la montagne de la Grande Coulée? Photo : S@QC

Avril nous réserve parfois des surprises. Après une petite tempête matinale qui a pris fin vers l’heure du dîner, le ciel nous laissait encore 15 cm de poudreuse au sol comme pour nous rappeler la blancheur du mois de février. Est-ce si étonnant dans le parc régional des Appalaches? Après tout, nous terminions notre dernière saison de randonnée pédestre au même endroit autour du 1er novembre dans un autre 15 cm de poudreuse! À peine 9 jours plus tard, nous marchions dans les rues de Limoilou, sans manteaux après l’heure du souper…

Souvenirs du 4 avril sur le Sentier des Orignaux. Photo : S@QC

Souvenirs du 4 avril sur le Sentier des Orignaux. Photo : S@QC

Mon 302e printemps…

La maison Maizerets a longtemps appartenu au Séminaire de Québec avant d'être acquise par la Ville de Québec en 1979.  L'édifice, érigé vers 1713, est agrandi par la suite et reconstruit à plusieurs reprises après des incendies. Aujourd'hui, elle trône fièrement au coeur du parc, le Domaine Maizerets. Photo : S@QC

La maison Maizerets a longtemps appartenu au Séminaire de Québec avant d’être acquise par la Ville de Québec en 1979. L’édifice, érigé vers 1713, est agrandi par la suite et reconstruit à plusieurs reprises après des incendies. Aujourd’hui, elle trône fièrement au coeur du parc, le Domaine Maizerets. Photo : S@QC

Le Pied bleu chez soi…

Grâce au Pied bleu, le bouchon lyonnais de Saint-Sauveur, la ville de Québec s’est familiarisée avec les abats et a appris à apprécier ces pièces de boucherie mal aimées. Malheureusement, on ne peut  emporter chez soi leurs excellents produits, à l’exception (à tout le moins) de leur boudin maintes fois primé et d’un beau choix de pâtés et rillettes. Qu’à cela ne tienne, Survivre à Québec vous propose de recréer la magie de ce restaurant chez vous et à peu de frais. Rassurez-vous je ne vous donnerai pas la recette du boudin!

Pour ce faire, vous aurez besoin des items suivants :

– une pièce d’abat.
Personnellement, je trouve que le veau se cuisine bien, mais les bouchons lyonnais utilisent plus le porc. À la maison, on peut bien tricher un peu. Les plus pressés opterons pour une pièce obtenue à l’épicerie. On trouve facilement du foie de veau dans les supermarchés autour de 24$ le kilo. La dernière fois, nous avons demandé au boucher du IGA de le trancher épais (2-3 cm), ce qu’il a fait pour nous avec plaisir. Les courageux harcèleront plutôt leur boucher de quartier pour mettre la main sur une pièce plus exclusive (levez-vous tôt pour mettre la main sur des ris ou des rognons de veau). Le Crocmignon à Limoilou est une bonne adresse. Vous pouvez aussi être chanceux comme nous et trouver des rognons de veau frais congelés dans votre IGA à 5,99$ le kilo. Ouvrez l’oeil…

Foie de veau, vinaigrette tiède aux pommes et lardons. Photo : S@QC

Foie de veau, vinaigrette tiède aux pommes et lardons. Photo : S@QC

– le livre La Boucherie de Louis-François Marcotte.
Jusqu’à présent, nous adorons les recettes contenues dans cet ouvrage qui permet de réaliser des plats tels qu’on les commanderaient au resto. Le foie de veau, vinaigrette tiède aux pommes et lardons ainsi que les rognons de veau sauce moutarde conviennent bien pour une soirée à votre bouchon maison. Je ne donnerai pas les recettes ici pour respecter les droits d’auteur, mais sachez que ce livre est disponible en une quinzaine d’exemplaires dans le réseau des bibliothèques de la Ville de Québec. Vous verrez ensuite s’il mérite une place dans votre cuisine.

Rognons de veau, sauce à la moutarde. Photo : S@QC

Rognons de veau, sauce à la moutarde. Photo : S@QC

– du vin, bien sûr!
Un verre en cuisinant peu redonner confiance aux chefs du dimanche. Une bonne bouteille en soupant prolonge les discussions et attire la visite.

Sur ce, je vous souhaite autant de plaisir que nous en avons eu dans les dernières semaines!

Le Q-de-Sac : un resto-pub sophistiqué

Je n’aime pas le hockey. Voilà, c’est dit. Cependant, si j’aimais ce sport, je ferais assurément du Q de Sac Resto-Pub mon repaire. Dernier arrivé du quartier Petit-Champlain, ce nouveau restaurant remplace le défunt Sant Angelo dont seul le four à pizza sur feu de bois a été conservé. Les nappes à carreaux de la trattoria se retrouvent désormais sur les banquettes et sur le dos du personnel et s’agencent à un décor ponctué de bois à mi-chemin entre le SSS et Archibald. Un autre restaurant qui se prend pour un bar avec son décor transpirant la testostérone, me direz-vous? Peut-être un peu oui, mais celui-ci a su conserver une certaine finesse dans les détails qui comptent. Comme dans sa cuisine.

Q de Sac Resto-Pub. Photo : Page Facebook du commerce.

Q de Sac Resto-Pub. Photo : Page Facebook du commerce.

J’y suis allé pour dîner, attiré par un menu complet (j’aime quand le dessert est compris), alléchant et abordable. Le potage du jour en était un de courge butternut à faire rouler les yeux. Parmi les plats la salade de tataki de thon rouge en croûte d’échalote, sapin baumier et sirop d’érable, poivron rouge et croûton ainsi que le macaroni à la viande gratiné au fromage Chemin Hatley, tomate confite et roquette ont particulièrement retenu mon attention. Sinon, une pizza végétarienne, un original feuilleté de boudin et le déjà célèbre tartare de boeuf du Q de Sac complétaient les choix. Honnêtement, j’ai trouvé ma  portion de salade de tataki de thon particulièrement généreuse et bien exécutée.

J’ai également beaucoup aimé l’ambiance jeune, proche de celle du Bureau de poste (quoique plus sage), avec ses écrans au mur diffusant du hockey et une trame sonore pigeant sans gêne dans le répertoire de mon adolescence pas si lointaine… Je n’hésiterais pas à tenter l’expérience le soir où un menu similaire est offert. À noter, le Q de Sac offre plusieurs bières en fût de la famille Boréale incluant les plus récentes bières de spécialité de la brasserie (Boréale Collection et Boréale Saisonnière). Alors, on y retourne quand?

Macaroni à la viande gratiné au fromage Chemin Hatley, tomate confite et roquette. 14$ en table d'hôte. Photo : Page Facebook du commerce

Macaroni à la viande gratiné au fromage Chemin Hatley, tomate confite et roquette.
14$ en table d’hôte. Photo : Page Facebook du commerce

Les sentiers de Standon et le mont Orignal : des sommets à découvrir

Le vent créait de longues lames de neige sur la route 216 près de Saint-Malachie, mais rien ne nous aurait arrêtés pour profiter des retombées de la dernière tempête de l’hiver. En une semaine, plus de 50 cm de neige venaient de s’abattre sur le mont Orignal que nous nous apprêtions à attaquer par le flanc arrière à partir du pittoresque rang Ste-Marie à Saint-Léon-de-Standon.

Vue du mont des Méandres prise à partir du mont Hadden. Ces deux sommets font partie des sentiers de Standon qui sillonnent le petit massif montagneux du mont Orignal. Photo : S@QC

Vue du mont des Méandres prise à partir du mont Hadden. Ces deux sommets font partie des sentiers de Standon qui sillonnent le petit massif montagneux du mont Orignal. Photo : S@QC

L’hiver, il n’y a aucun stationnement à cet endroit. Il faut donc abandonner son véhicule en bordure du chemin faute de mieux. L’été, le rang Ste-Marie est le point de départ des Sentiers de Standon, plusieurs courts sentiers de randonnée pédestre accessibles en été qui conduisent aux différents sommets du secteur. Durant la saison froide, ces sentiers sont intégrés au réseau du mont Orignal auquel on accède normalement à partir du centre de ski du même nom.

Quelques montées soutenues nous attendaient pour grimper le mont des Méandres avec ses 560 mètres d’altitude. Au sommet, se trouve un belvédère offrant une superbe vue sur Saint-Léon-de-Standon et les environs. Le vent soulevait toutefois trop de neige pour nous permettre de bien voir au loin lors de notre passage. Cette courte randonnée en été doit être vraiment plaisante, notamment avec des enfants.

À quelques enjambées de là, nous avons rejoint le mont Hadden et ses 530 mètres par un autre sentier abrupt permettant d’atteindre un point de vue. Un peu plus loin, on peut rejoindre le mont Orignal par l’arrière ou encore effectuer une longue boucle sur un sentier intermédiaire. Ces sentiers sont peu empruntés et sont assez éloignés des routes environnantes pour être empreints d’un silence apaisant. Enfin, ces sentiers permettent également d’accéder aux sommet du mont Orignal (625 mètres) et du mont Turmel. Lors de notre sortie, nous avons évité ces deux sommets et préféré descendre jusqu’au pied du centre de ski pour manger à l’abri des rafales de vent de 60 km/h.

Le mont Orignal, le plus haut sommet du secteur, marque le paysage. On le voit de partout et sa croix métallique située au sommet le rend facile à identifier, même lorsque la neige brouille la vue comme dans le cas présent. Photo : S@QC

Le mont Orignal, le plus haut sommet du secteur, marque le paysage. On le voit de partout et sa croix métallique située au sommet le rend facile à identifier, même lorsque la neige brouille la vue comme dans le cas présent. Photo : S@QC

D’autres sentiers existent également de l’autre côté du mont Orignal (voir mon article de l’an dernier) et permettent entre autres de tenter le défi des 5 monts, une boucle de 26 km avec un dénivelé total positif de 1350 mètres!

L’Intimiste : un petit bistro ou un grand resto?

En matière de restauration, Lévis se compare difficilement à Québec. Lorsqu’on souhaite émouvoir ses papilles, le choix est plutôt restreint. Le restaurant L’Intimiste situé dans le Vieux-Lévis a la réputation d’échapper à ce triste constat. Un lieu obligé pour prendre un repas d’affaires ou pour un souper en tête-à-tête si l’on ne souhaite pas passer sur l’autre rive. En ce samedi soir, c’est donc la deuxième option qui nous amène à faire une courte croisière en sens inverse, jusqu’à Lévis.

L’Intimiste était auparavant un restaurant gastronomique avant de se doter dans les dernières années d’une section lounge répondant aux besoins impératifs d’une clientèle avide de tartares et de burgers. D’un côté, la salle affiche des airs distingués, et de l’autre côté, le lounge avec ses tables sans nappes, ses murs parés de pierre et l’aquarium de bulles marquant l’entrée.

Restaurant L'Intimiste à Lévis. Côté salle-à-manger. Photo : www.chaudiereappalaches.com

Restaurant L’Intimiste à Lévis. Côté salle-à-manger. Photo : http://www.chaudiereappalaches.com

Nous prenons place dans la salle feutrée où notre table nous attendait. Nos voisins se font alors expliquer le fonctionnement de la carte avec le coupon rabais provenant du cahier Le Passe-Partout que nous avons également en main. Un souper 5 services incluant une bouteille de vin sélectionnée pour 95$ ne se refuse pas en ces temps austères… Nous comprenons alors que le restaurant ne possède qu’un menu où se côtoient les plats du lounge et ceux convenant mieux au côté salle et que notre coupon nous donne essentiellement le choix de plats de typique bistro. Commencent alors la lecture et les discussions autour du menu.

Le menu de L’Intimiste est passablement éclectique dû à sa dualité de concept. Il mélange sans gêne les plats du moment tels que tartares de saumon et de boeuf, joue de bison et macreuse de boeuf, la cuisine asiatique fusion de la décennie passée telle que poulet du Général Tao, saumon laqué et tataki de thon rouge, ainsi que quelques plats insolites tels que le fettucine Carbonara ou un burger de cerf rouge. Vraiment, on aurait aimé avoir un menu ou l’autre… pas les deux!

Nous faisons notre choix et le repas débute par un plat de calmars frits accompagné d’une sauce bien relevée. Les calmars sont bien tendres, mais généreusement panés. Notre second choix est un gravlax de saumon à l’érable et moutarde de Meaux accompagné d’une délicate salade de fenouil. Un craquelin aux vertus aérienne permet de saisir de petites bouchées. Un bon potage aux petits pois s’amène ensuite à notre table. Notre bouteille de vin sélectionnée, un Carrelot des Amants, tient bien la route considérant que le restaurant nous la donne presque. Heureusement, car nous n’avions pas le choix…

Vient ensuite un tartare de saumon dans sa mayonnaise, assez classique et bien relevé à la moutarde, accompagné d’une petite montagne de frites allumettes (un peu tièdes) et d’une salade verte; un plat plus représentatif d’un menu midi que d’une salle tamisée au service avenant. Ma compagne reçoit quant à elle sa petite folie : un filet de flétan déposé sur une sauce au coco curry et accompagné d’une galette de risotto frit. Ce plat justement calibré valait bien le petit extra demandé.

Décidés à aller jusqu’au bout de cette aventure, nous prenons chacun un dessert : une crème brûlée à la lavande, suffisamment bonne pour que je n’aie droit qu’à une bouchée, et le dessert du chef consistant en un feuilleté garni d’une crème fouettée au café servi avec une glace maison goûtant la cannelle… j’aurais dû être plus attentif, mais c’était très très bon!

Nous retenons beaucoup de positif de ce « meilleur restaurant de Lévis » qui ne vaut toutefois pas nécessairement un grand détour à partir de Limoilou. D’abord, le service, plus que courtois, est assuré par une équipe qui semble s’y plaire. De plus, tant la salle que le lounge offrent une ambiance feutrée sans le niveau élevé de décibels caractérisant habituellement les soirs de fin de semaine. Le rapport qualité-prix de notre repas était également au rendez-vous. Sans être hors norme, la cuisine de L’Intimiste s’avère juste.

Cependant, L’Intimiste devrait assurément se trouver un concept moins générique ou à tout le moins séparer son menu en deux pour préserver sa réputation et celle de son chef. Le décor laisse également perplexe pour un restaurant de cette stature où la carte des vins s’aventure parfois dans les quatre chiffres… à boire avec un bon burger!

Redéveloppement du stationnement Dorchester : si la solution existait déjà?

Une coalition citoyenne faisait la semaine dernière une proposition d’aménagement du stationnement Dorchester situé derrière l’édifice de la Fabrique dans le quartier Saint-Roch. Leur « programme populaire d’urbanisme » lance en quelque sorte le débat autour de cet îlot urbain qui sera au coeur du programme particulier d’urbanisme (PPU) élaboré prochainement pour la portion sud du quartier.

La proposition de cette coalition émanant du Comité citoyen de Saint-Roch consiste à développer cet îlot en extension du quartier des Tanneurs situé de l’autre côté de la rue Saint-Vallier Est. Une esquisse illustrant leur vision montre des immeubles de petit gabarit, à 3 ou 4 étages, dans un style architectural rappelant celui des faubourgs voisins, avec commerces au rez-de-chaussée ainsi que des cours arrières et des toitures végétalisées. Le long de la rue Dorchester, un marché public est présagé, tel que réclamé de longue date par les citoyens du secteur.

Programme citoyen d'urbanisme de la coalition initiée par le Comité citoyen de Saint-Roch. Image : Comité citoyen de Saint-Roch

Programme populaire d’urbanisme de la coalition initiée par le Comité citoyen de Saint-Roch. Image : Comité citoyen de Saint-Roch

Cette proposition ressemble étrangement au développement réalisé sous l’administration L’Allier de l’autre côté du jardin Saint-Roch. On trouve dans cet îlot enserré entre la côte d’Abraham et l’Université du Québec un immeuble multifamilial et des maisons en rangée détenues en copropriété et une coopérative d’habitation, tous réalisés avec une facture architecturale similaire. Cet ensemble d’immeubles s’apparente drôlement aux écoquartiers projetés jusqu’à présent à Québec.

Photo : Remax

Deux longues séries de maisons en rangée ont été construite à proximité de l’Université du Québec lors de la revitalisation du quartier Saint-Roch. Certaines de ces maisons sont discrètement aménagées en duplex alors que d’autres sont détenues par le même copropriétaire de haut en bas. Photo : Remax

Bien que la compagnie Kevlar (propriétaire du terrain) et les amateurs de densité urbaine verticale aient d’autres visées pour le stationnement Dorchester, cette proposition possède néanmoins des qualités intrinsèques qui mériteraient d’être considérées. L’idée de rétablir un tissu urbain similaire à celui qui a été rasé pour faire place à une autoroute permettrait peut-être de corriger cette grossière erreur du passé.

On pourrait peut-être accepter des gabarits plus imposants du côté de la rue Sainte-Hélène où des immeubles plus hauts se trouvent déjà, mais je crois que la rue Saint-Vallier Est mériterait d’être revitalisée par des immeubles similaires à ceux existants du côté sud. Cette rue possède un potentiel commercial et touristique évident compte tenu de sa position stratégique, à condition qu’on lui redonne son cachet d’antan.

Photo : Remax

Cet immeuble de condominiums situé en face du jardin Saint-Roch pourrait facilement trouver sa place dans un projet de redéveloppement du stationnement Dorchester, particulièrement du côté des rues Sainte-Hélène et Dorchester. Ce pourrait être un compromis acceptable pour réconcilier des visions opposées pour cet îlot urbain. Photo : Remax

Doter l’îlot d’un espace public tel qu’un marché permettrait également d’animer ce point de convergence entre la Haute et la Basse-Ville facilement relié aux quartiers avoisinants. Enfin, l’implantation d’immeubles possédant des cours arrières permettrait d’attirer les familles tant souhaitées par la Ville de Québec dans ce quartier où les habitations destinées à cette clientèle sont rares.

Enfin, il ne reste qu’à souhaite que le programme particulier d’urbanisme réalisé par la Ville intègre certains de ces principes et surtout qu’elle les respectent…

Photo : Remax

Entre les rues Fleurie et Saint-Vallier Est, les résidents ont accès à une splendide cour intérieure qui s’apparente à celles des secteurs plus anciens de Saint-Roch. L’absence de clôtures entre les parcelles constitue toutefois une différence notable. Photo : Remax

Prêcher pour sa paroisse : Saints-Martyrs-Canadiens, la rencontre de deux mondes

Dans les années 1920, l’urbanisation rapide de la Haute-Ville entraîne le développement des quartiers Montcalm et Saint-Sacrement. Le premier se bâtit d’est en ouest jusqu’à l’avenue des Braves et le second se développe plus timidement sur le versant nord du plateau aux limites du village voisin de Sainte-Foy. Dans la décennie suivante, ces deux quartiers seront unis par l’aménagement de nouvelles rues.

Avant son urbanisation, le secteur est essentiellement agricole, bien que des communautés religieuses y détiennent également des propriétés qui marquent encore le paysage aujourd’hui telles que l’hôpital Saint-Sacrement, le collège Saint-Charles-Garnier et l’édifice des Services diocésains. En plus  du chemin Ste-Foy et de la Grande-Allée, l’Avenue des Braves compte parmi les plus anciennes artères du secteur. Elle a été aménagée vers 1910 pour faire le lien entre le parc des Braves et les plaines d’Abraham.

Saints-Martyrs-Canadiens

L’église Saints-Martyrs-Canadiens est érigée sur la rue Père-Marquette à la limite ouest du quartier Montcalm. Cette église a été achevée sur une longue période. Les clochers prévus initialement n’ont jamais été réalisés. Cette église n’aura jamais eu l’envergure de sa rivale, l’église Saint-Sacrement. Photo : S@QC

Sur une carte de 1923, peu de bâtiments sont construits au-delà de l’avenue des Érables. L’ouest de Montcalm ne se développe réellement qu’avec la fondation de la paroisse en 1928. L’église Saints-Martyrs-Canadiens est érigée en 1929-1930. La population qui s’y établit en premier lieu est aisée, particulièrement autour de l’avenue des Braves où de grandes demeures sont construites. Ailleurs dans Montcalm, de spacieux appartements et des maisons en rangée sont bâtis.

Bougainville

Enfilade typique de maisons en rangée dans le quartier Montcalm, sur la rue de Bougainville. À cette époque, ce secteur de la ville accueille les classes aisées qui s’établissent dans un environnement sain à proximité des plaines d’Abraham. Le quartier bénéficie encore aujourd’hui d’une réputation enviable. Photo : S@QC

À partir des années 1940, la maison unifamiliale se démocratise au Québec. L’ouest de Montcalm n’y échappe pas, mais on y construit également plusieurs immeubles à logements plus imposants destinés à une clientèle plus modeste, surtout sur les terrains vacants à proximité du collège des Jésuites (école Saint-Charles-Garnier). Est-ce dû à un changement de zonage ou le symptôme d’une baisse d’intérêt pour le secteur? Sillery et Sainte-Foy amorcent d’ailleurs leur développement au même moment.

Belvedere

Quelques belles maisons modernes de l’après-guerre sont construites à l’ouest de l’avenue des Braves comme cette maison de l’avenue Belvedère. Ces maisons de banlieue y sont toutefois plus rares qu’à Sillery où les terrains sont souvent plus grands. Photo : S@QC

En 1948, l’espace résiduel entre Saint-Sacrement et Montcalm est presque entièrement occupé. Les derniers terrains seront comblés dans les années suivantes par des immeubles de plus en plus gros. Les années 1970 sont marquées par la construction d’immeubles à bureaux sur le chemin Ste-Foy et par la construction remarquée des Jardins Mérici qui annonce l’apparition du condominium (légalement possible depuis 1969), sans en être vraiment.

Cardinal-Rouleau

Le style architectural des immeubles à logements change radicalement entre le début du développement du quartier et les derniers développements. Certaines rues comme la rue Cardinal-Rouleau prennent davantage des airs de Sainte-Foy que de Montcalm. Photo : S@QC

L’ouest de Montcalm constitue aujourd’hui un condensé intéressant de styles architecturaux fortement contrastés d’une rue à l’autre. Le secteur plus ancien des rues Brown à Murray est plutôt uniforme avec ses bâtiments mitoyens couverts de brique brune. C’est le Montcalm emblématique avec ses balcons en façade et ses larges avenues bordées d’arbres matures. L’avenue des Braves coupe en quelque sorte le quartier en deux avec ses maisons cossues implantées sur de plus grands terrains. L’église Saints-Martyrs-Canadiens se trouve à cet endroit, au coin de la rue Père-Marquette.

Des Braves

Grande demeure de l’avenue des Braves. Cette avenue emblématique a longtemps été considérée comme la plus prestigieuse à Québec. Photo : S@QC

L’ouest du quartier, de l’avenue Belvedère à l’avenue Joffre, est plus hétérogène. Les vieilles maisons jumelées de la rue Dessane côtoient des immeubles à appartements des années 1960. À chaque rue son style. On y trouve encore aujourd’hui beaucoup de logements locatifs. Quant à lui, le coeur de la paroisse est demeuré vivant. On y trouve des écoles, divers commerces de détail, un terminus d’autobus, un parc et des bureaux. Contrairement aux autres quartiers anciens de la ville, les activités commerciales n’y sont pas organisées autour d’une rue marchande, mais plutôt autour d’un petit pôle de services à mi-chemin du petit centre commercial de banlieue.

Saints-Martyrs-Canadiens se situe donc entre deux mondes : celui de la ville traditionnelle d’avant-guerre et celui des banlieues pavillonnaires américaines. Ces deux époques se côtoient manifestement sur certaines rues. Le quartier reflète aussi une certaine mixité sociale. Des logements manquant d’entretien voisinent certaines des plus belles demeures de la ville. Les urbanistes d’aujourd’hui ont encore bien de mal à en faire autant…

De Lévis

La rue de Lévis est une rue typique du quartier Montcalm avec ses immeubles en brique et ses grands arbres. Beaucoup de grands logements ont été convertis en copropriétés minutieusement entretenues. Photo : S@QC