L’automne approche, où irez-vous marcher?

La saison de la randonnée pédestre arrive à grands pas! Bientôt, nos forêts se pareront de couleurs automnales au plus grand plaisir des amateurs de plein air. Vous souhaitez parcourir un nouveau sentier cet automne? Survivre à Québec vous propose quelques idées sorties dans la région et un peu plus loin… Lisez également mes précédents articles sur le sujet.

1- Les sentiers pédestres du Mont-Bélanger
À deux heures de Québec, aux limites du Québec et des États-Unis, ce réseau de sentier nous a agréablement surpris. De beaux points de vue sur le Maine, la sainte paix et des sites de camping rustique bien aménagés. Hâtez-vous, les sentiers ferment pour la chasse vers la mi-septembre.

2- Les sentiers des Caps de Charlevoix
À partir de Saint-Tite-des-Caps, vous y trouverez un environnement forestier exceptionnel et des points de vue majestueux sur le fleuve Saint-Laurent et les îles de Montmagny… Tout ça 30 minutes des chutes!

3- Les sentiers pédestres de Sainte-Louise
De beaux sentiers méconnus à proximité de Saint-Jean-Port-Joli. Qu’on préfère marcher 500 mètres ou 10 kilomètres, tous auront droit à de beaux panoramas sur la région et sur le fleuve. À découvrir…

4- Les 3 Monts de Coleraine
Thetford Mines n’est qu’à 1h30 de Québec. Les sentiers pédestres des 3 Monts de Coleraine sont à peine plus loin. Ne manquez pas le sommet du mont Caribou qui offre une vue sans pareil sur la région. Vous voulez vous sentir dépaysés? C’est l’endroit tout indiqué.

5- Le parc régional des Appalaches
Des sentiers à profusion attendent les amateurs de plein air dans le sud de la MRC de Montmagny. Le mont Sugarloaf est le sommet le plus populaire, mais plusieurs autres sentiers valent franchement le détour. En plus, l’accès au parc est gratuit!

Pistes cyclables : 10 erreurs de conception à éviter…

Aménager une piste cyclable n’est pas simple. Il faut tenir compte de nombreux facteurs propres au vélo afin de garantir un certain confort et une commodité qui favorisera son appropriation par les cyclistes. Par exemple, le vélo requiert une chaussée sans trous béants, des parcours exempts d’arrêts inutiles et sans trop de dénivelé.

Les pistes cyclables conçues au début des années 1990 avaient souvent tous les défauts. On conçoit certes mieux les voies cyclables aujourd’hui, mais force est d’admettre qu’il reste encore du chemin à parcourir pour offrir un réseau de qualité aux gens de Québec. Voici 10 erreurs de conception qui rendent la vie dure aux cyclistes :

1- des arrêts à répétition
Quoi de plus désagréable qu’une piste qui traverse une rue ou une entrée charretière à tous les 30 mètres? Si en plus, on a osé planter un panneau d’arrêt à tous ces croisements, imaginez le plaisir qu’auront les utilisateurs de cette piste cyclable! Une piste cyclable bien conçue devrait plutôt permettre de rouler de manière fluide et les véhicules la croisant devraient céder le passage aussi souvent que possible.

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Cette piste cyclable de Lévis traverse de nombreuses entrées de commerces, en plus de croiser plusieurs rues. Aucun marquage n’indique sa présence aux automobilistes qui doivent bloquer le passage pour s’engager sur la voie publique. Pour améliorer le confort des cyclistes, il aurait été intéressant de limiter le nombre d’entrées et d’ajouter un marquage au sol adéquat pour signaler la présence d’une piste à cet endroit. Photo : Google Street View.

2- des matériaux de surface incompatibles
Pour diverses raisons, les pistes sont parfois dotées de plusieurs matériaux de surface, par exemple du béton au coin des rues, des insertions de pavé et de l’asphalte par la suite. Or, chaque changement de surface provoque un impact pour les cyclistes, souvent à cause d’une différence de niveau entre les différents matériaux. Bref, on encaisse inutilement des dizaines de coups sans raison. Une surface lisse, composée d’un seul matériau est nettement plus confortable.

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La portion du Corridor du Littoral qui traverse le Vieux-Port de Québec est une mosaïque de surfaces différentes : béton, asphalte, pavé, bois. Plusieurs de ces surfaces sont inadaptées aux vélos, particulièrement les quais de bois qui peuvent être glissants lorsque mouillés et les pavés qui s’enfoncent avec le temps. De plus, ces surfaces sont rarement au même niveau. Il vaut donc mieux être doté d’une bonne suspension pour y trouver un certain confort… Photo : Google Street View

3- des chaînes de trottoir dans le chemin
Avez-vous remarqué que les rues ne sont jamais coupées par des trottoirs ou des chaînes de trottoir, mais que les pistes cyclables sont plus souvent qu’autrement isolées de la chaussée par une bordure de béton? Il en résulte un impact à chaque intersection qui freine les cyclistes et qui peut même provoquer des pertes d’équilibre. En plus d’être inconfortable, cette façon de faire envoie un mauvais signal aux cyclistes, comme si la route ne leur appartenait pas…

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Quelle voie devrait être prioritaire, celle qui sort de la cour d’un PFK ou une piste cyclable permettant de traverser l’ensemble de l’arrondissement de Beauport? Il semble que le stationnement de ce restaurant est plus important que la piste cyclable. Heureusement, on a ajouté un peu d’asphalte du côté droit pour amoindrir le choc pour les cyclistes. Photo : Google Street View.

4- les montagnes russes
Certaines pistes sont surélevées, comme un trottoir, par rapport au niveau de la chaussée. Si elles sont aménagées trop près de la rue, il faut alors prévoir une dénivellation à chaque entrée charretière. Lorsque les entrées sont rapprochées, comme en banlieue, l’effet de montagnes russes peut rapidement donner le mal de coeur.

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Lorsqu’on roule 25 km/h, croiser une dénivellation à tous les 30 mètres n’a aucun sens. Cette piste du secteur Lebourgneuf n’a donc rien de pratique. Photo : Google Street View.

5- des détours lassants
Certaines pistes cyclables ont été aménagées avec des espaces résiduels. Elles empruntent donc des tracés chaotiques qui contournent les obstacles, empruntent des rues sinueuses et s’accommodent de parcours peu pratiques. Sans une signalisation bien visible, on risque de manquer un embranchement et de se perdre dans une quartier inconnu. Les plus pressés l’éviteront tout simplement pour emprunter un trajet en ligne droite. Le vélo-boulevard de la Haute-Ville a fait couler beaucoup d’encre à ce sujet.

6- un manque d’entretien flagrant
Il ne suffit pas de peindre des lignes par terre pour aménager une piste cyclable. Les rues où se trouvent des bandes cyclables ou des chaussées désignées devraient aussi être entretenues en priorité. Cela signifie notamment de boucher les nids de poule de manière constante. Il y a parfois tant de trous à contourner ou de saleté sur la piste qu’il vaut mieux emprunter une autre route.

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Certaines voies cyclables sont dans un état lamentable, comme cette bande cyclable de Québec. Un entretien adéquat favoriserait davantage la mobilité durable. Photo : Google Street View.

7- des cul-de-sac dérangeants
Malgré des efforts importants, le réseau cyclable dans la région de Québec n’est pas encore bouclé. Certaines pistes se terminent donc abruptement, parfois au moment où on en aurait le plus besoin. À quoi sert une piste qui nous conduit sur une portion non sécuritaire du réseau routier?

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Certaines pistes se terminent parfois abruptement, sans aucun préavis. Cette bande cyclable du nord de Charlesbourg se termine un peu avant une intersection dangereuse près d’une sortie d’autoroute. Les cyclistes qui doivent poursuivre leur route vers Stoneham ou Lac-St-Charles se retrouvent alors mêlés à la circulation dense. Photo : Google Street View.

8- les vélos à contresens
Les pistes cyclables en bordure de rue ont un énorme désavantage : les cyclistes qui roulent en contresens de la circulation sur la rue sont exposés à des accidents plus fréquents. Les automobilistes oublient parfois de vérifier des deux côtés avant de s’engager. Sur une bande cyclable, ce problème est réglé, chacun roule avec la circulation dans un couloir réservé.

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Les pistes cyclables bi-directionnelles sont-elles sécuritaires? Dans le cas présent, si l’automobiliste en avant-plan souhaite tourner à gauche à l’intersection, il lui faudra penser de vérifier si un cycliste s’en vient dans la même direction. Photo : Google Street View.

9- les chaussées timidement désignées
Il ne suffit pas de peindre un vélo sur l’asphalte pour en faire une rue partagée. Certaines chaussées désignées sont si timidement marquées qu’on ne les aperçoit même pas. Une chaussée désignée bien conçue devrait envoyer le message clair qu’à cet endroit les vélos peuvent occuper l’espace autant que les voitures.

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Cette chaussée désignée de Lévis fait partie du populaire Parcours des Anses. Un vélo discrètement peint dans un coin rappelle ici que les cyclistes y sont bienvenus. Un symbole bien discret pour ce tronçon de la Route verte. Photo : Google Street View.

10- une attente interminable
Les feux de circulation sont souvent mal synchronisés pour les vélos. C’est peut-être normal, puisque la vitesse des cyclistes est plutôt variable. Toutefois, devoir attendre deux ou trois cycles avant de pouvoir traverser une intersection est plutôt désagréable. Surtout si on doit attendre ainsi à trois intersections sur moins d’un kilomètre.

La piste cyclable bordant l’autoroute Duplessis est particulièrement problématique. Alors qu’on devrait parcourir les 600 mètres de ce tronçon en trois minutes, il en faut en réalité près de 15 minutes si on respecte tous les feux de circulation.

Dans un autre ordre d’idées, la Ville de Québec consulte actuellement les citoyens sur son réseau cyclable et les besoins des cyclistes utilitaires. Pour participer, rendez-vous ici.

Les Sales Gosses : le repaire de deux passionnés

On y trouvait autrefois un bon restaurant produisant une cuisine plutôt sage. Depuis que Patrick Simon et Jeff Pettigrew ont pris possession de l’ancien restaurant Les Bossus pour ouvrir Les Sales Gosses, le profil de l’établissement a nettement changé. Ces derniers se targuent d’offrir une cuisine volontairement décalée, soit à l’esprit rebelle et passionné… Vraiment?

C’est ce que j’ai voulu tester dès mon arrivée en demandant un cocktail à base de bière, peu importe lequel, voyant que la carte des cocktails n’en contenait pas. Un défi que Jeff Pettigrew s’est empressé de surmonter, non sans difficulté au départ, mais avec un plaisir manifeste et une détermination sans borne. Quelques minutes plus tard, on m’apporta un excellent cocktail à base de bière blanche, de cognac, de jus de lime et de gingembre fraîchement râpé par l’équipe en cuisine (qui s’est également prêtée au jeu). J’étais comblé.

On trouve la même ferveur et le même souci du détail dans les plats concoctés par Patrick Simon, à un rapport qualité/prix inégalable. À preuve, ces superbes entrées qui se sont jointes à nous juste avant le service du vin. Pour ma compagne, une salade de pieuvre grillée et marinée au piment d’Espelette. Un plat nettement estival où de fines tranches de pieuvre s’accompagnent de purée d’avocats, de maïs, de poivrons rouges et de tomates cerise rôties. Le tout parfaitement disposé dans une assiette blanche rayée à l’encre de seiche.

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La pieuvre grillée et marinée au piment d’Espelette. Photo : S@QC

Pour moi, les incontournables gosses de veau faisant un clin d’oeil au nom du restaurant, aussi nommées animelles ou amourettes dans les établissements moins décalés. Sautées aux girolles et accompagnées d’une glace aux champignons, ces tendres gosses sont déposées simplement sur un crostini attendri par sa garniture. À consommer sans crainte et sans modération!

gosses de veau

Les gosses de veau. Photo : S@QC

Pour arroser le tout, une bouteille d’un pinot noir, Le Chapitre suivant du Domaine René Bouvier, nous a fait de l’oeil. Il s’agit d’une découverte pour nous qui sommes peu habitués aux vins de bourgogne, voire aux vins à la texture ample et aux tanins souples en général. Nous apprécions cependant de plus en plus ces vins qui s’expriment en finesse. Un bon choix, donc, fait parmi ceux disponibles sur la carte courte, mais soignée de l’établissement.

Pour la suite, j’ai opté pour les raviolis de flanc de sanglier faits à la main. Quatre gros raviolis alignés dans une assiette étroite et débordants de sanglier effiloché s’accompagnent d’une délicate purée de carottes, de chou-fleurs rôtis, d’un chutney de dattes légèrement sucré et d’une sauce périgourdine. Un gros coup de coeur!

raviolis de sanglier

Les raviolis de flanc de sanglier. Photo : S@QC

Ma compagne se retrouve quant à elle devant une côte de veau gargantuesque, cuite juste à point, et reposant sur un douillet lit de risotto aux tomates séchées aux olives et noix de pin. Une compote de tomates cerise et de câpres complète l’ensemble. La saveur plus amère des câpres et des olives nous emmène du côté de la côte méditerranéenne. Les portions sont généreuses. Nous n’hésitons donc pas à les partager question de goûter à tout.

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La côte de veau de grain. Photo : S@QC

Partir à ce moment aurait été une erreur. Parmi les quelques desserts offerts se cache un sablé aux fraises servi avec une glace maison au sucre d’érable à goûter sans hésiter. J’avais peur que la fine garniture de fraises en purée et de crème fouettée ne résiste pas à l’assaut de ma fourchette sur les deux biscuits sablés la tenant en sandwich, mais il n’en était rien. Les sablés se sont laissés attaquer mollement, me laissant le loisir de composer des bouchées complètes de ce dessert original et bien réussi.

En résumé, Les Sales Gosses offrent une bonne cuisine bistronomique, un service irréprochable et une équipe prête à tout pour plaire, ainsi qu’une ambiance agréable attirant particulièrement les 30-55 ans venus passer du bon temps. Nous avons conclu ce repas en beauté en saluant notre hôte qui a su nous accueillir comme des amis et nous avons promis d’y revenir…

Les gorges de la rivière Sainte-Anne : un site naturel… et historique!

Le village de Saint-Alban, à l’extrême ouest de la MRC de Portneuf, abrite un joyau naturel et historique de qualité faisant partie du parc naturel régional de Portneuf : les gorges de la rivière Sainte-Anne. Ce site, accessible à tous, offre la possibilité de faire un grand éventail d’activités à faible coût.

Les gorges de la rivière Sainte-Anne sont creusées dans la roche sédimentaire. Certaines parois sont suspendues de manière insolite au-dessus du vide. On y trouverait également des fossiles faciles à observer. Photo : S@QC

Les gorges de la rivière Sainte-Anne sont creusées dans la roche sédimentaire. Certaines parois sont suspendues de manière insolite au-dessus du vide. On y trouverait également des fossiles faciles à observer. Photo : S@QC

Ce site renferme notamment les installations de deux centrales hydroélectriques. La centrale Saint-Alban III, toujours en opération, retient les eaux avec son barrage localisé en amont du pont conduisant au village. On l’aperçoit donc rapidement en arrivant sur les lieux. L’autre centrale, la Saint-Alban II se cache à quelques mètres de là dans le secteur des gorges où la rivière se fraie un passage dans un petit canyon. Cette centrale historique ne produit plus d’électricité, mais ses nombreux vestiges peuvent être visités. On y trouve d’ailleurs un sentier aménagé sur l’ancienne conduite forcée qui alimentait la centrale.

Le secteur des gorges est également un site naturel d’une grande beauté qui est rendu accessible par plusieurs sentiers de randonnée de différentes longueurs. La plupart font moins d’un kilomètre et offrent différents points de vue sur la rivière. Le sentier à Ti-Mé, quant à lui, fait un bon 5 km linéaire le long de la rivière. La petite grotte des Cascatelles peut aussi être visitée près de l’accueil.

Des sentiers faciles d'accès attendent les visiteurs. Les plus endurcis y trouveront également leur compte puisque l'ensemble du réseau équivaut à une marche d'environ 12 km. Photo : S@QC

Des sentiers faciles d’accès attendent les visiteurs. Les plus endurcis y trouveront également leur compte puisque l’ensemble du réseau équivaut à une marche d’environ 12 km. Photo : S@QC

L’endroit est également aménagé pour le camping rustique. La plupart des sites sont conçus pour accueillir une tente et se trouvent en milieu boisé. Des infrastructures de base, mais complètes, permettent de profiter des lieux plus d’une journée. La nuit, le son de la rivière berce les campeurs.

Enfin, d’autres activités peuvent être pratiquées sur place, notamment le canot, le rabaska ou des sorties en canot pneumatique. Ces activités se pratiquent en eau calme en amont du barrage. On y trouve également une petite plage pour accommoder les campeurs. La grotte du Trou du diable, située à proximité peut être visitée en compagnie d’un guide. Les parois rocheuses des gorges permettent aussi de faire de l’escalade, pour ceux qui s’y connaissent.

Pour s’y rendre deux options s’offrent à vous. On peut s’y rendre en voiture en comptant environ 1 heure de Québec. Sinon, on peut également s’y rendre à vélo en empruntant la vélopiste Jacques-Cartier/Portneuf jusqu’à Saint-Raymond, puis la route 354 jusqu’à Saint-Alban. La circulation y est modérée la route d’une qualité irréprochable.

N.B. : Désolé de ne pas avoir davantage à vous présenter. Nous avions sous-estimé le nombre de choses à voir dans ce parc et le temps ne nous permettait pas de couvrir l’ensemble du site. Nous y retournerons cependant…

Mont-Bélanger : nouvelle tour d’observation et camping dans les nuages…

Nos vacances estivales s’étaient terminées l’an dernier par la découverte des sentiers pédestres du Mont-Bélanger où nous avions campé au bord du lac Émilie avant de gravir le sentier de la Face de Singe qui longe la frontière américaine (voir le précédent article à ce sujet). Nous nous étions promis d’y retourner, surtout qu’on nous avait alors mentionné que le mont Bélanger accueillerait une tour d’observation en 2015.

C’est maintenant chose faite! Une imposante tour en acier de 6 mètres, construite par le groupe Canam (un fleuron industriel beauceron), trône désormais au sommet de cette montagne de 920 mètres coupée en deux par la frontière avec le Maine.

Auparavant, la vue au sommet du mont Bélanger se limitait à l'emprise créée par la percée marquant la frontière avec les États-Unis. Pour rendre cette montagne plus attractive, la tour d'observation a été construite. Le passage sur la frontière demeure tout de même un attrait apprécié des randonneurs. Photo : S@QC

Auparavant, la vue au sommet du mont Bélanger se limitait à l’emprise créée par la percée délimitant la frontière avec les États-Unis. Pour rendre cette montagne plus attractive, une tour d’observation a été construite. Le passage sur la frontière demeure tout de même un attrait apprécié des randonneurs. Photo : S@QC

Pour y accéder, un nouveau sentier a été aménagé près du sommet. On peut donc emprunter cet accès rapide d’un peu plus de 2 kilomètres linéaire ou encore faire la longue randonnée depuis le camping du lac Émilie et franchir les 14 à 16 km aller-retour nécessaires pour s’y rendre, selon le trajet choisi. Ne sous-estimez pas le dénivelé d’environ 425 mètres!

La tour au sommet du mont Bélanger est une imposante structure d'acier. Rien à voir avec certaines constructions artisanales à équilibre précaire... Photo : S@QC

La tour au sommet du mont Bélanger est une imposante structure d’acier. Rien à voir avec certaines constructions artisanales à équilibre précaire… Photo : S@QC

Lors de notre dernière visite, nous avons choisi de faire le trajet sur deux jours en réservant une des deux plates-formes de camping près du sommet du mont Bélanger. Après un court dîner au bord du lac Émilie, nous avons emprunté le sentier l’Escalier qui grime modérément jusqu’au sentier de la Passe. Ce dernier traverse une érablière naturelle. Ce sentier est peu aménagé et un peu boueux, il vaut donc mieux être bien chaussé. Le sentier grimpe ensuite sur une crête rocheuse abritant une forêt ancienne désignée écosystème forestier exceptionnel. Quelques points de vue se taillent à travers la végétation. Nous sommes alors sur les hauts plateaux à plus ou moins 800 mètres d’altitude. Une végétation dense d’épinettes rabougries cède parfois le terrain à d’importantes trouées remplies de hautes fougères. On voit rarement ce type de forêt.

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Les sentiers du mont Bélanger permettent de découvrir une grande variété d’environnement typiques des Appalaches. Sur les hauts plateaux, des clairières s’ouvrent par moment au grand bonheur des chevreuils et orignaux. Les traces de leur présence y sont nombreuses. Voyez-vous le sentier? Photo : S@QC

Au bout de la forêt ancienne, nous empruntons alors le sentier du Mont qui conduit à la fameuse tour. D’une longueur de 3,5 kilomètres, ce sentier parcoure une forêt de conifères et de mousses, alternant entre courtes montées et descentes. Il longe la frontière à quelques mètres de distance. Encore une fois, les bottes de marche sont de mise en raison de la boue. J’ai d’ailleurs failli disparaître dans un trou sans fond duquel je me suis extirpé juste avant que l’eau n’entre par le dessus de ma botte.

Le sentier du Mont traverse une forêt de conifères relativement homogène où la mousse est omniprésente. Cet environnement alpin plaît particulièrement à la Grive de Bicknell, un petit oiseau dont le statut est vulnérable. Photo : S@QC

Le sentier du Mont traverse une forêt de conifères relativement homogène où la mousse est omniprésente. Cet environnement alpin plaît particulièrement à la Grive de Bicknell, un petit oiseau dont le statut est vulnérable. Photo : S@QC

Nous marchons 2 kilomètres avant de rejoindre le nouveau sentier menant au sommet et d’apercevoir de nouveaux points de vue à l’emplacement des plaques de camping. Nous voyons alors tout le chemin parcouru depuis le dîner, ainsi que le mont Mégantic et le parc éolien Saint-Robert-Bellarmin sur le haut des collines environnantes. Une autre demi-heure est nécessaire pour atteindre le sommet du mont Bélanger depuis le camping.

À l'approche du sommet du mont Bélanger, les amateurs de camping sauvage trouveront deux plaques avec vue où poser leur tente. Photo : S@QC

À l’approche du sommet du mont Bélanger, les amateurs de camping sauvage trouveront deux plaques avec vue où poser leur tente. Photo : S@QC

La forêt se resserre à nouveau jusqu’au pied de la tour que nous nous empressons de grimper. Quelle vue! La tour métallique s’élance au-dessus de la cime des arbres et offre un panorama sur 360 degrés en direction du Maine et du Québec. Nous reconnaissons les montagnes parcourues en mai dans la région de Greenville, les montagnes Blanches (le mont Washington?), le mont Mégantic, etc.

Du haut de la tour, aucun arbre ne gêne la vue. On peut y voir les montagnes des États-Unis, les hauts sommets d'Estrie et la plus plane région de la Beauce. Photo : S@QC

Du haut de la tour, aucun arbre ne gêne la vue. On peut y voir les montagnes des États-Unis, les hauts sommets d’Estrie et la région de la Beauce. Photo : S@QC

À côté de la tour, nous nous rendons sur la frontière afin constater la présence d’une authentique borne frontalière qui nous rappelle que ce tracé a été officialisé en 1842. Quelques courageux ayant réussi à grimper la montagne en 4X4 redescendaient au même moment la frontière; une mission périlleuse en raison du dénivelé et de l’absence de route.

Nous regagnons ensuite notre espace de campement qui consiste en une solide plate-forme de bois. Rien d’autre, sauf une vue saisissante sur la forêt, les montagnes, le mont Mégantic et le Morne de Saint-Sébastien. Nous observons le soleil se coucher en mangeant, puis le clignotement des éoliennes la nuit tombée. La forêt entre alors en dormance jusqu’au lendemain matin, laissant le bruit du vent et une petite cascade remplir l’espace sonore…

Les dernières lueurs du jour visibles à partir de notre campement. Au loin, les montagnes de la région de Mégantic ferment l'horizon. Photo : S@QC

Les dernières lueurs du jour visibles à partir de notre campement. Au loin, les montagnes de la région de Mégantic ferment l’horizon. Photo : S@QC

Le lendemain, nous revenons sur nos pas jusqu’au sentier de la Face de Singe que nous empruntons pour redescendre la montagne. Une épaisse brume matinale recouvre alors la montagne et bloque tout panorama à plus de 700 mètres d’altitude. Notre opinion n’a pas changée : si vous n’avez qu’un seul sentier à parcourir à Saint-Robert, celui-ci s’impose. Les points de vue se succèdent sans relâche, tantôt vers le Québec, tantôt vers le Maine.

Point de vue en direction du lac Émilie pris à partir du sentier de la Face de singe. Ce sentier grimpe de 500 à 870 mètres d'altitude sur moins de 5 kilomètres. Heureusement, des points de vue intéressants permettent d'y faire de fréquents arrêts obligés. Photo : S@QC

Point de vue en direction du lac Émilie pris à partir du sentier de la Face de Singe. Ce sentier grimpe de 500 à 870 mètres d’altitude sur moins de 5 kilomètres. Heureusement pour ceux qui le monte, des points de vue intéressants permettent d’y faire de fréquents arrêts obligés. Photo : S@QC

Le retour s’effectue par le sentier des Éboulis, puis celui longeant le lac Émilie, qu’on aperçoit à plusieurs reprises. C’est déjà l’heure de quitter la région pour regagner Québec à environ deux heures de route. Peut-être même un peu moins lorsque l’autoroute 73 sera complétée…

Le lac Émilie et la Face de singe en arrière-plan (sur la gauche). Photo : S@QC

Le lac Émilie et la Face de singe en arrière-plan (sur la gauche). Photo : S@QC

La vie des quartiers populaires, d’hier à aujourd’hui… (2/2)

Les quartiers urbains traditionnels ont passablement souffert des transformations sociales qui ont accompagné la Révolution tranquille. Les nouvelles valeurs accompagnant la société d’alors se sont traduites dans la forme urbaine par l’apparition des banlieues. Si les quartiers historiques, les centre-villes et les quartiers centraux cossus semblent avoir mieux traversé cette période creuse, les quartiers populaires, eux, ont connu un déclin marqué.

Certains quartiers semblaient posséder tous les maux : logements mal entretenus, rues commerciales désertes, faible taux d’emploi, vandalisme, etc. Des interventions malhabiles de rénovation urbaine visant à moderniser les quartiers centraux ont d’abord été tentées sans succès. Des tentatives de revitalisation plus ou moins réussies ont ensuite été menées par plusieurs administrations municipales. Dans la majorité des cas il semblait manquer un facteur essentiel à la réussite de ces projets : l’implication de la communauté.

Au cours des années 1990, les valeurs de la société québécoise semblent plus favorables à la revitalisation des quartiers populaires. La montée graduelle de nouvelles valeurs portées par les principes de développement durable entraînera son lot de nouvelles initiatives qui permettront aux quartiers centraux de se dynamiser.

La protection du patrimoine, l’écologie urbaine et la consommation responsable s’inscrivent dans les pratiques d’un nombre grandissant de citoyens qui se réapproprient la ville qu’on avait peut-être délaissée avec trop de conviction. Les administrations publiques participent également à ce grand mouvement de revitalisation. La Ville de Québec consacre notamment de grands efforts pour redonner vie au quartier Saint-Roch.

Le paradigme de la banlieue est ainsi côtoyé par un nouveau mode de vie dont la copropriété, la mobilité durable et l’achat local constituent les principaux symboles. Les quartiers populaires n’échappent pas à ce phénomène. Les rues commerciales renaissent avec l’ouverture de commerces spécialisés qui profitent de loyers avantageux. De jeunes ménages accèdent également à la propriété dans ces quartiers et choisissent d’y rester.

Le passé semble garant de l’avenir. À bien y penser, ce nouveau mode de vie ressemble en plusieurs points à celui de nos aïeux : des déplacements à pied plus fréquents, une plus grande proximité favorisant les échanges, la présence de petits commerçants et un rythme de vie moins axé sur la consommation. L’exiguïté des logements, l’absence de verdure et la fumée des usines appartiennent toutefois de plus en plus au passé…

La vie des quartiers populaires, d’hier à aujourd’hui… (1/2)

La vie dans les quartiers populaires entre 1930 et 1950 pouvait se résumer comme suit : élever une famille nombreuse dans un appartement entassé, voir des hordes d’enfants s’approprier les cours arrière et les rues pour jouer, faire l’essentiel de ses déplacements à pied, s’approvisionner fidèlement chez son épicier du coin et fréquenter un réseau social essentiellement familial.

vivre en quartier popC’est du moins ce que l’historien Dale Gilbert a relevé au cours de ses recherches ayant mené à la publication de Vivre en quartier populaire – Saint-Sauveur 1930-1980, paru cette année aux éditions Septentrion. Un livre bien fait, qui expose les résultats d’une enquête orale auprès de résidents du quartier, résumant les transformations sociales qui ont conduit au délaissement des quartiers populaires dans les années 1980.

On y comprend que Saint-Sauveur, à l’instar des autres quartiers populaires de Québec, a été graduellement rejeté par ses habitants qui souhaitaient adhérer à la vie de banlieue, alors symbole de réussite et d’aisance. Outre quelques irréductibles urbains, ceux qui sont restés dans le quartier étaient souvent moins mobiles, moins fortunés ou encore profitaient d’avantages en terme de logement ou de soutien familial.

L’attrait de la banlieue s’est également accompagné de transformations sociales marquées qui ont rompu un mode de vie en l’espace d’une génération.

D’abord, sur le plan de la sociabilité, les années 1950 à 1980 ont été marquées par le déclin des relations familiales. Auparavant, habiter à proximité de parents était courant pour des questions d’entraide et pour faciliter les relations sociales. Puis, les liens familiaux se sont graduellement relâchés pour faire place à des relations d’amitié plus nombreuses et à une plus grande individualité.

La consommation domestique a également connu une profonde rupture, notamment à cause de la hausse du niveau de vie des ménages québécois. La période d’après-guerre est celle où la classe moyenne du Québec se développe, permettant au plus grand nombre de devenir propriétaire d’une maison, d’une automobile et d’électroménagers, améliorant le cadre de vie. Les logements de Saint-Sauveur sont rénovés. On y construit des salles de bain et on améliore les cuisines. Ce n’est toutefois pas suffisant pour retenir les familles qui rêvent d’espace, de cours arrière et de rues sans issues.

Pour ceux qui restent dans Saint-Sauveur, ces nouveaux achats influencent la vie quotidienne. L’automobile et le réfrigérateur occasionnent le déclin des rues commerciales au profit des centres commerciaux. Les grandes surfaces en périphérie de la ville offrent le stationnement que l’épicerie du coin n’a pas, ainsi que des prix alléchants rendus possibles par un volume d’achat des détaillants largement supérieur. Chez soi, les équipements de réfrigération permettent de faire l’épicerie à la semaine…

Et puis, on assiste à la même occasion au déclin de la vie paroissiale. La baisse de la pratique religieuse s’accompagne d’un déclin de l’encadrement du clergé dans l’organisation sociale du quartier. Les clubs sociaux, les activités des centres communautaires et des salles paroissiales attirent moins qu’avant. Les loisirs se privatisent et les voyages éloignent les citadins des villes lorsqu’il est question de divertissement. Vivre près de l’église n’est plus un avantage…

C’est, grosso modo, le portrait que dresse Dale Gilbert d’une manière objective et méthodique. Ce constat est tout de même plutôt sombre : les quartiers populaires sont au bord du gouffre.

Certains secteurs deviennent, dans les années 1980 et 1990, des quartiers de locataires où les investissements immobiliers sont minimaux. Les anciennes rues commerciales ne servent guère qu’à soutenir une économie de subsistance où dépanneurs, prêteurs sur gage et casse-croûtes en constituent les fleurons.

Heureusement, de nouvelles transformations sociales permettent graduellement de relancer ces quartiers… (à lire dans le prochain article).

Que suis-je? La réponse!

En réponse à ce précédent article au sujet de la mystérieuse boule blanche trônant au sommet d’un cran rocheux de Saint-Nicolas, mes brèves recherches ont permis de confirmer que cette installation est en fait un radar de l’aéroport international Jean-Lesage permettant de gérer le trafic aérien.

Photo : S@QC

Photo : S@QC

TVA en a déjà parlé brièvement dans un reportage lorsque le radar en question a été victime d’une panne : voir le vidéo

Appel à tous : que suis-je?

Photo : S@QC

Photo : S@QC

Une structure étrange attire l’attention lorsqu’on circule à proximité du chemin Vire-Crêpes (anciennement chemin Saint-Joseph) dans le secteur Saint-Nicolas, à Lévis. À quoi cette grosse boule ronde peut-elle bien servir?

Si vous le savez, je vous invite à commenter cet article. Sinon, je vous livre le fruit de mes recherches sous peu…

Prêcher pour sa paroisse : Saint-Charles-Borromée, le coeur de Charlesbourg

En 1665, les Jésuites concèdent vingt-neuf terres de plan radial, au nord de Québec, pour l’établissement de colons. Les terres sont regroupées autour de deux carrés intérieurs, un premier réservé à la construction d’une église, et un second servant de commune pour le pâturage. Il y a 350 ans, donc, naissait la ville de Charlesbourg qui deviendra un arrondissement de la Ville de Québec en 2002.

Trait-Carre Ouest

Dans certaines portions du Trait-Carré, le découpage radial des terres est toujours perceptible. Ici, une rangée de maisons en bordure de la voie publique est doublée, à l’arrière, d’une autre série de résidences implantées sur de grands terrains. L’alignement des maisons suit également la ligne latérale des terrains, particulièrement à l’approche de la courbe de la rue, à l’extrême droite. Photo : S@QC

La paroisse Saint-Charles-Borromée s’enracine en 1693 au coeur du Trait-Carré dans l’espace réservé à cette fin. Ce secteur possède déjà une certaine centralité, plusieurs rangs et petits bourgs étant ouverts aux alentours. La première église, construite en 1697, est remplacée par le bâtiment actuel en 1830. Le Trait-Carré demeure essentiellement agricole et institutionnel durant de nombreuses années. Quelques maisons et commerces sont tout de même construits entre les fermes, dont plusieurs maisons bourgeoises. Au tournant du 20e siècle, on commence à voir certaines portions du territoire actuel de Charlesbourg s’urbaniser légèrement. C’est le cas de Notre-Dame-des-Laurentides, plus au nord, et du Trait-Carré deviendra le village de Charlesbourg en 1914.

eglise Saint-Charles-Borromee

L’église de Saint-Charles-Borromée se situe au milieu du Trait-Carré, à l’intersection de la 1re Avenue et du boulevard Louis-XIV. De l’autre côté de la rue, à l’emplacement du parc du Sacré-Coeur, se trouve le site de la première église. Photo : S@QC

À partir de ce moment, la ville de Québec amorce une nouvelle phase d’expansion entraînée par l’apparition du tramway électrique, puis de l’automobile. Limoilou se développe rapidement et de petits développements apparaissent le long de l’actuelle 1re Avenue jusqu’à Charlesbourg. En 1936, une nouvelle route relie Charlesbourg à Québec. Celle-ci prendra le nom de boulevard Henri-Bourassa en 1953. Le village de Charlesbourg devient alors plus attractif pour l’établissement de nouvelles familles. La construction domiciliaire s’accélère à partir de l’Après-Guerre.

1re Avenue

La 1re Avenue était la rue principale du village de Charlesbourg. Encore aujourd’hui, on y trouve plusieurs commerces implantés dans de belles maisons anciennes. Quelques résidences cossues, de style Second Empire ont notamment été construites le long de la 1re Avenue. C’est le cas de l’édifice où loge Les Chocolats favoris. Les maisons ouvrières reprennent quant à elles ce style architectural avec leurs toits mansardés. Photo : S@QC

En l’espace de quelques décennies, le Trait-Carré sera graduellement entouré de nouveaux quartiers s’arrimant à la trame urbaine peu commune de ce noyau villageois. Ce dernier sera protégé des développements modernes en 1965, en devenant un arrondissement historique. Encore aujourd’hui, on entre dans le Trait-Carré avec une vague impression de quitter la ville. On y trouve de belles maisons d’autrefois. Certaines sont implantées sur le trottoir, d’autres sont sises sur de longs terrains qui rappellent le découpage particulier des terres à cet endroit. Ici et là, de petits commerces attendent les visiteurs. Un aménagement urbain sobre et de qualité met en valeur le site de manière exemplaire. Ne restez pas surpris, il y reste encore quelques bâtiments agricoles.

Trait-Carre Ouest-2

Les rues étroites, la présence d’arbres matures et d’espaces verts, ainsi que l’architecture ancienne confèrent au Trait-Carré un caractère villageois fort plaisant. Photo : S@QC

Le Trait-Carré a conservé son rôle de carrefour. La circulation est constante au coin de la 1re Avenue et du boulevard Louis-XIV. Tout près, le boulevard Henri-Bourassa a pris la relève en découpant Charlesbourg en deux. L’église domine toujours le plateau. Avec le moulin des Jésuites, elle compose l’un des legs du passé de ce secteur. On peut visiter ces deux immeubles. Le Trait-Carré accueille aussi depuis quelques années une bibliothèque qui s’intègre en douceur à son environnement. Un autre lieu rassembleur. Enfin, le terminus Charlesbourg s’y trouve également. Le Trait-Carré est donc un pôle du transport collectif.

Une programmation a été élaborée pour souligner ce 350e anniversaire.