Ski de fond Mont-Saint-Anne : 3 secteurs, 3 ambiances

Le centre de ski de fond du Mont-Sainte-Anne se targue d’être le plus grand centre de ski de fond en Amérique du Nord. Vraiment? Pour les amateurs de pas de patin, peut-être. Ceux-ci y sont particulièrement choyés puisque la plupart des sentiers leur offre un large plateau damé pour s’élancer. Mais pour le ski classique, certains autres centres de la région font aussi bien… Néanmoins, le Mont-Sainte-Anne est un lieu presque sacré pour plusieurs skieurs de la région et Survivre à Québec a voulu savoir pourquoi en effectuant une première visite des lieux.

Sainte-Anne24

Les pistes du secteur difficile du Mont-Sainte-Anne offrent de beaux points de vue sur les montagnes environnantes puisque le relief y est plus marqué. Les pistes sont la plupart du temps partagées entre ski classique et pas de patin, ce qui nécessite une plus grande largeur d’emprise, et ces deux façons d’apprécier le ski ne sont pas totalement compatibles. Les contemplatifs sont parfois brusqués par les plus sportifs… Photo : S@QC

D’abord, le réseau est plutôt vaste. Comme une grande toile d’araignée, le réseau permet de tracer un itinéraire personnalisé en passant d’une piste à l’autre. De plus, le centre se divise en plusieurs secteurs : un secteur plus facile à flanc de colline, un autre réservé aux skieurs expérimentés qui grimpe dans les montagnes environnantes et finalement un secteur de niveau intermédiaire le long de la rivière Jean-Larose. Difficile de les faire tous en une journée, d’autant plus qu’ils sont relativement isolés les uns des autres.

Ensuite, le Mont-Sainte-Anne offre une bonne qualité de sentiers. Ceux-ci sont damés avec soin, tant pour le pas de patin que le pas classique. Les sentiers sont souvent larges, ce qui favorise un enneigement de qualité. N’empêche, les amateurs de pistes plus bucoliques trouverons également leur compte en certains endroits.

Enfin, le cadre naturel est assez intéressant pour un lieu aussi près de la ville et du village de condos au pied du mont Sainte-Anne. On croise plusieurs petites rivières qui ne sont pas entièrement gelées même en février, les montagnes environnantes encadrent le paysage et offrent quelques beaux points de vue. On peut même apercevoir Saint-Férréol-les-Neiges et le Fleuve en contrebas à certains endroits. La piste la plus insolite est sans contredit le sentier du Versant Nord qui mène au pied des pentes de ski alpin en longeant une splendide ligne de pylône. S’abstenir lors des jours venteux!

Ste-Anne22

Le refuge St-Ignace est l’un des 5 refuges chauffés où les skieurs peuvent s’arrêter. La plupart des refuges sont légèrement chauffés au gaz. Il fait donc toujours chaud lorsqu’on arrive, mais ce système de chauffage se révèle parfois insuffisant, surtout par temps froid. Photo : S@QC

Lors de notre passage, nous avons abordé l’ensemble des secteurs mentionnés précédemment en effectuant une randonnée d’environ 20 kilomètres. Après avoir réchauffé nos muscles dans la longue et large montée St-Hilaire qui grimpe à un rythme soutenu, nous avons grimpé encore davantage dans la piste 24, un peu plus étroite, dans un secteur relativement montagneux. Tout en haut, de belles érablières offrent une vue dégagée permettant d’entrevoir les sommets voisins. Puis, le sentier vallonne jusqu’à l’extrémité nord de la montée St-Hilaire en passant notamment près d’une rivière enneigée.

Nous sommes par la suite revenus sur nos pas dans la montée St-Hilaire (qui, dans cette direction, devrait être renommée descente) en se poussant avec nos bâtons, jusqu’à la jonction de la piste 22. Cette piste est sans l’ombre d’un doute la plus belle que nous ayons parcourue. Plus étroite que la moyenne, elle monte et descend sans cesse à travers de belles érablières. On y croise le trop peu fréquenté refuge St-Ignace et on pourra même y observer plus loin la route 360 et le fleuve Saint-Laurent avec les premières îles au large de l’île d’Orléans. Un pur bonheur…

Cette piste mène ensuite au chalet du Fondeur, un immense bâtiment abritant plusieurs chambres qu’il est possible de louer. De là, plusieurs options s’offraient à nous. Nous avons alors décidé de traverser vers le secteur intermédiaire en empruntant la piste 11 en direction du chalet Marie-Josée. Après avoir descendu un long faux-plat, le sentier retrouve un peu de relief à l’approche du refuge. Quelques belles descentes nous attendaient à cet endroit. Le refuge Marie-Josée se trouve à l’entrée des pistes conduisant au versant sud du Mont-Sainte-Anne. Ces pistes que nous n’avons pas parcourues suivent de près la rivière Jean-Larose et semblent assez prometteuses.

Le retour du refuge Marie-Josée jusqu’à l’accueil principal (chalet St-Julien) présente quant à lui moins d’intérêt. Comme la journée était encore jeune, nous avons abordé le secteur facile, plus à l’est, en empruntant la pittoresque piste 38 à peine plus large qu’une motoneige. Cette dernière chemine à travers de beaux sous-bois. Elle est tracé en simple, ce qui complique toutefois les dépassements. Nous avons ensuite emprunté une portion de la piste 31, très large, qui redescend doucement vers l’accueil, avant de renouer avec la 38 jusqu’au retour. Cette section du centre de ski, au relief plus doux, offre plusieurs kilomètres supplémentaires de sentiers intéressants à parcourir.

Le centre de ski de fond du Mont-Sainte-Anne est probablement le plus cher en son genre dans la région. Il vaut donc mieux éviter de s’y rendre pour une heure ou deux afin de rentabiliser sa sortie. À noter que les membres de l’Association des diplômés de l’Université Laval peuvent profiter de rabais de ski lors d’une vente automnale annuelle…

Ste-Anne

Petit aperçu du tracé que nous avons parcouru lors de notre visite (en rouge).

Les Frères de la Côte, une valeur sûre

Certains restaurants traversent les modes sans faire de vagues. C’est le cas du restaurant Les Frères de la Côte, sur la rue Saint-Jean, qui a pignon sur rue depuis près de 30 ans. Il ne me serait jamais venu à l’esprit d’aller y dîner il y a quelques années, alors que l’établissement était situé dans l’hôtel du Vieux-Québec. Toutefois, un déménagement salutaire en 2014, dans l’ancien restaurant Le Rétro près du McDonald’s, a rendu ce restaurant beaucoup plus attrayant.

Plus attrayant parce que le restaurant a désormais son identité propre, un décor neuf qui ne manque pas de caractère et de grandes fenêtres donnant sur l’effervescente rue Saint-Jean. La salle ponctuée de couleurs chaudes et de bois foncé, tant classique qu’actuelle, est à mon avis particulièrement réussie. À force de passer devant, j’ai mordu à l’hameçon!

Restaurant Les Frères de la Côte. Cet établissement visité par l'équipe Guide Restos Voir se retrouve parfois sur la boutique Voir où une bonification d'au moins 25 % est offerte à l'achat d'une carte. Photo : Guide Restos Voir.

Restaurant Les Frères de la Côte. Cet établissement visité par l’équipe Guide Restos Voir se retrouve parfois sur la boutique Voir où une bonification d’au moins 25 % est offerte à l’achat d’une carte. Photo : Guide Restos Voir.

On y offre également une cuisine de qualité interprétée correctement et à prix décent. Le menu du jour oscille entre 12 et 17 $ selon le plat choisi. Les gens de Québec y reconnaîtront leur fameuse cuisine bistro à laquelle ils semblent s’accrocher depuis déjà plusieurs années.

Lors de mon passage à l’heure du dîner, le menu du jour proposait pizzas, steak et frites, smoked meat et un « shrimp roll » avec frites et salade auquel je devais goûter! Après avoir mangé la traditionnelle soupe offerte en entrée, un beau pain à hot-dog trônait devant moi, bien garni de crevettes fraîches d’où émanait l’arôme de l’aneth hachée. Le plat était accompagné d’une généreuse portion de frites belges (très proches de celles du Crack Grill Cheese) et d’une salade de roquette. Franchement, rien à redire!

Ma brève expérience m’a donné envie d’y retourner le soir. Les Frères de la Côte me semble une valeur sûre où sortir en famille ou en petit groupe. Chacun y trouvera son compte et une cuisine honnête.

Lien vers le Guide Restos Voir

Le phare de Québec : une stratégie commerciale efficace?

On dévoilait en grande pompe aujourd’hui le Phare de Québec en forme de banane à moitié pelée. Pendant que le débat s’élève sur les valeurs architecturales du bâtiment et sur les retombées internationales attendues de cet immeuble voisin d’un Canadian Tire, je n’arrive qu’à penser à l’ingénieuse stratégie commerciale déployée par Michel Dallaire pour réussir à dominer le marché de la construction à Québec pour les prochaines années.

La stratégie est assez simple. On construit un maximum de pieds carrés avant ses concurrents en ne misant que sur un seul projet plutôt que de s’essouffler à développer plusieurs concepts en même temps. L’emplacement est idéal, un programme particulier d’urbanisme (PPU) permet d’éviter toute contestation (lire ici perte de temps) et le terrain se situe dans un secteur peu habité où la présence de tours ne posera pas de problème.

Pour passer devant tous ceux qui ont déjà un projet similaire, le bâtiment projeté doit être gros, très gros. On attire ainsi l’attention en se montrant plus fort que les autres comme on pousserait du coude le pauvre type qui tente d’acheter sa bière au bar en respectant la file. On présente ensuite ce projet comme un legs aux générations suivantes qui permettra enfin d’assouvir les rêves de grandeur de décideurs désirant laisser leur marque dans le paysage urbain et à une population nostalgique qui souhaite s’acheter un projet de société. Vrai qu’on se trouve moche ces temps-ci au Québec, non?

Puis, la tour s’élève sans trop de contraintes, avalant par le fait même des années de planification urbaine et des écoquartiers restés dans leurs boîtes. Les plus petits joueurs y penseront à deux fois avant de louer une grue pour démarrer un chantier dans un contexte de suroffre. Pendant ce temps, Dallaire récoltera ses revenus pendant que la population célèbrera la naissance de l’icône nouvelle qu’on leur aura convaincu d’apprécier dans une grande mascarade publicitaire. Ouvrez-y un IKEA et on parlera encore des Dallaire dans mille ans…

Portrait de l’artiste-peintre Hélène Renaud

Survivre à Québec a rencontré la semaine dernière l’artiste-peintre Hélène Renaud qui partage un atelier lumineux avec quelques artistes dans le quartier Saint-Sauveur. Cette graphiste originaire de Loretteville, mais résidente de Limoilou de longue date, s’intéresse entre autres aux chantiers de construction et aux rapports en milieu de travail de façon générale.

Cette huile sur toile, produite par Hélène Renaud et intitulée Confrérie, est bien représentative de la technique développée par cette artiste de Québec lors de la création de cette série portant sur les chantiers de construction, un sujet encore peu courant en arts visuels. Image : hrenaud.com

Cette huile sur toile, produite par Hélène Renaud et intitulée Confrérie, est bien représentative de la technique développée par cette artiste de Québec lors de la création de cette série portant sur les chantiers de construction, un sujet encore peu courant en arts visuels. Image : hrenaud.com

Elle a notamment produit lors du 400e anniversaire de Québec, en collaboration avec une historienne, un livre présentant l’évolution de 10 métiers présents depuis la Nouvelle-France jusqu’à nos jours.

Depuis quelques années, Mme Renaud a également développé son langage artistique dans un style semi-figuratif qui permet de ressentir le mouvement et le flou qui caractérise les chantiers de construction, ces lieux de travail en mouvement perpétuel. Ces œuvres peuplées de travailleurs, de machinerie et de cônes orangés ont reçu un accueil plus que favorable dans les concours et symposiums, où Mme Renaud a fait plusieurs apparitions remarquées.

Plus récemment, une série d’œuvres inspirée d’un long voyage dans les parcs nationaux de l’Ouest américain a également été produite avec cette même approche caractérisée par sa technique qui rappelle de gros pixels. Les arbres y sont à l’honneur et se déploient dans des coloris où les bruns, le vert tendre et les bleus dominent. Mme Renaud projette éventuellement exposer ses toiles dans la région de Québec. Avis aux intéressés.

Rejetons

Cette toile d’Hélène Renaud intitulée Rejetons fait partie d’une série plus récente illustrant des scènes en forêt. Image : hrenaud.com

Défilé du Carnaval : recyclage et bon vin…

Il faisait froid ce samedi dernier pour le traditionnel défilé de nuit de la Haute-Ville, mais est-ce vraiment surprenant? Nous n’avons eu aucun mal, même en arrivant à la dernière minute, à trouver une place au bord de la clôture à proximité de la festive avenue Cartier sertie de ses abat-jour. Le léger vent polaire qui glaçait l’atmosphère soufflait dans notre dos. Les secteurs commerciaux de l’avenue Cartier et de la Grande-Allée étaient quant à eux plus densément occupés.

Était-ce un clin d'oeil au vélo hivernal? Photo : S@QC

Était-ce un clin d’oeil au vélo hivernal? Photo : S@QC

Le défilé de 2015 ne passera assurément pas à l’histoire pour son originalité, mais peut-être davantage pour son caractère… écologique? En effet, la tendance cette année était plus que jamais au recyclage, particulièrement en ce qui concerne les chars allégoriques. Certains d’entre eux, comme le char de Bonhomme, ont été conservés tels quels tout en leur attribuant un nouvel usage. Un peu décevant, surtout qu’aucun fil conducteur n’était perceptible dans ce défilé hétéroclite. Seule la dernière partie du défilé nous réservait quelques surprises avec un long cortège de loups sur fond de musique mystique.

Le loup occupait une place de choix dans le défilé 2015. J'aime bien ce genre de créations, moins statiques qu'un char allégorique et surtout moins motorisées! Photo : S@QC

Le loup occupait une place de choix dans le défilé 2015. J’aime bien ce genre de créations, moins statiques qu’un char allégorique et surtout moins motorisées! Photo : S@QC

Bonhomme a su se faire aimer à notre coin de rue en nous faisant l’honneur de venir prendre un bain de foule et en distribuant de nombreuses trompettes parmi nos voisins de clôture. Et pour tenir le coup, nous avons pu compter sur un excellent produit de Lévis : le Gente Dame produit par le vignoble Clos Lambert. Ce vin blanc d’inspiration médiévale qui se boit chaud est l’un de nos choix préférés après une journée de ski. C’est maintenant confirmé, il garde bien au chaud même lors des nuits froides de février!

Bonhomme a évidemment eu droit à un char neuf cette année. Photo : S@QC

Bonhomme a évidemment eu droit à un char neuf cette année. Photo : S@QC

Carnaval de Québec : regards sur l’édition 2015

Beaucoup d’efforts sont déployés à chaque année pour organiser le Carnaval de Québec. La programmation presque sans fin de cet événement évolue bon an mal an grâce aux idées de l’entourage de Bonhomme. Comme toujours, l’édition 2015 est composée de différents types d’activités dont certaines sont plus réussies que d’autres.

Les Classiques
Parmi les grands classiques du Carnaval, la course de canot est sans doute l’événement qui vieillit le mieux et qui rallie le plus grand nombre. Cet événement phare était bonifié cette année d’un tailgate du côté de Lévis à la microbrasserie Le Corsaire. Malheureusement, l’événement tel que planifié initialement n’a pu avoir lieu pour des raisons que j’ignore. On devait pouvoir apporter sa propre viande à cuire sur un BBQ collectif en bordure du fleuve.

L’International de sculpture sur neige, autre classique de la grille de programmation, a bien failli ne pas avoir lieu cette année. Les organisateurs du Carnaval ont eu l’idée saugrenue de vouloir économiser sur le dos de cette attraction presque mythique… L’intervention récente du sculpteur Jacques Baril est également digne de mention. Ce dernier a choisi de produire une œuvre portant un message, défiant en quelque sorte la ligne directrice du Carnaval invitant les artistes à produire des sculptures ludiques plaisant aux enfants. L’ajout d’un peu de profondeur aux œuvres réalisées n’est pas une idée bête en soi…

Les duchesses étaient également de retour pour une 2e édition, renvoyant leurs acolytes de la Revengeance dans le néant médiatique. En réponse aux critiques de l’an dernier, l’escouade féminine de Bonhomme était un peu moins « toute pareille », mais manquait peut-être encore un peu de personnalité. Le cadre rigide du Carnaval n’aide certainement pas l’expression de soi. Par ailleurs, les activités organisées par ces duchesses ont encore une fois été peu courues. Les duchesses devraient peut-être orchestrer l’organisation des activités des rues carnavalesques pour les secteurs qu’elles représentent plutôt que d’animer un pré-carnaval qui étire la sauce inutilement. Ce serait plus stimulant pour elles…

Les curiosités
Certaines activités plus ou moins loufoques ont-elles vraiment leur raison d’être? Un grand ménage ne ferait pas de tort sur le site principal du Carnaval, sur les Plaines d’Abraham. Plusieurs activités à commandites ostentatoires n’offrent pas de réelle valeur ajoutée à la détention d’une effigie. C’est le cas notamment de la pourvoirie de Bonhomme où l’on peut pêcher une truite dans un bassin de plastique surmonté d’une plate-forme. Et que dire de la tente Huttopia de la SEPAQ à visiter pour inspirer ses prochaines vacances? On essaie peut-être d’en faire trop en offrant une kyrielle d’activités à de jeunes familles qui ne passeront qu’une heure ou deux sur place et qui trouvent ce taux horaire plutôt cher!

Le volet musical du Carnaval est sans doute celui qui a le plus perdu d’attrait au cours des dernières années. On annonçait autrefois la présence d’artistes connus lors des soirées de fin de semaine. On réservait également une place intéressante à la musique traditionnelle que plusieurs associaient avec cet événement. On a également tenté l’avenue de la musique électronique avec un certain succès. Puis, la programmation musicale s’est mise à fondre, littéralement. Cette année, il n’était même pas possible de connaître, sur le site Internet du Carnaval, le nom des artistes (supposément les meilleurs DJs de Québec) se produisant en soirée. Rien de bien invitant…

Les attraits en redéfinition
Nous attendons depuis des années le concept novateur qui relancera les défilés de nuit pour de bon. Le Carnaval nous promet encore une fois que cette refonte se fera sous peu par l’introduction, entre autres, d’un volet participatif où la population pourra prendre part au défilé. À suivre en 2016…

Le retour des activités dans les quartiers de Québec, les rues carnavalesques, a plu à de nombreuses personnes qui avaient délaissé le Carnaval. La multiplication de ces rues Carnavalesques, en plus des sites officiels du Carnaval, provoque-t-elle une offre supérieure à la demande? Les organisateurs nous diront si l’achalandage a été à la hauteur de leurs attentes pour l’ensemble des sites d’activités…

Casse-grippe au Pho Saïgon

Alors que le Carnaval bat son plein et que le caribou coule à flots, nous sommes condamnés à rester près du lit, assaillis par un vilain rhume. Pour casser la monotonie de cette semaine à oublier, nous avons décidé de revisiter le restaurant Pho Saïgon en formule « pour emporter ». Ce restaurant de la 1re Avenue situé face à l’hôpital Saint-François-d’Assise est souvent notre premier choix lorsque vient une envie pour ce genre de cuisine.

Évidemment, on ne casse pas une grippe sans soupe! Bonne nouvelle, celles du Pho Saïgon sont très bonnes et servies en portions généreuses (entrées ou plats). Je prends la Tom Yum légèrement épicée qui vient avec ses vermicelles, légumes et quelques morceaux de fruits de mer et ma compagne, plus sage, opte pour la classique soupe Won Ton avec son bouillon bien fumant. La soupe, servie très chaude, a bien résisté au transport jusqu’à la maison.

Les qualités architecturales de la façade du Pho Saïgon ne reflète en rien le reste de la prestation de ce restaurant de Limoilou.  A tout le moins, on ne cherche pas très longtemps cette adresse lorsqu'on approche sur la 1re Avenue! Image tirée de Google Street View.

Les qualités architecturales de la façade du Pho Saïgon ne reflète en rien le reste de la prestation de ce restaurant de Limoilou.
A tout le moins, on ne cherche pas très longtemps cette adresse lorsqu’on approche sur la 1re Avenue! Image tirée de Google Street View.

En plat principal, je n’ai pu résister au poulet Général Tao. Une bonne portion de poulet pané servie avec une sauce moins sucrée que celle à laquelle les autres restaurants nous ont habitué. Honnêtement, je trouve celui du Pho Saïgon digne de mention! Ce plat vient également avec une grosse boule de riz et une petite montagne de légumes (carottes, brocolis, chou-fleur etc.). Ma conjointe opte pour un autre incontournable : le poulet aux arachides qui baigne dans sa sauce crémeuse. Elle mangera avec appétit la moitié de son plat tout en prenant soin de conserver le reste pour pour le lendemain.

Le Pho Saïgon est à mon avis encore trop peu connu et mériterait un plus grand achalandage. On y mange très bien, à prix fort abordable (attention, les prix affichés sur Just Eat sont plus élevés que sur place) et le service est attentionné. Les plats pour emporter sont également bien emballés et arrivent en bon état à la maison. Ceux qui mangeront sur place seront étonnés, une fois la porte franchie, de constater que la salle à manger n’est pas du tout à l’image de la façade – baroque, pour rester poli – de ce restaurant. À lire aussi : http://sylvieisabelle.com/2013/02/27/pho-saigon-parfums-dasie/

Aller skier en autobus : mes endroits préférés

Les endroits intéressants où faire du ski à Québec lorsqu’on se déplace à pied ou en bus sont assez rares. De beaux endroits comme ski de fond Charlesbourg ou le centre de ski de fond de Val-Bélair sont hors de portée malgré leur proximité avec la ville. Même chose pour le centre de ski de fond de Cap-Rouge ou encore le parc Chauveau qui sont passablement loin du centre-ville pour le plaisir qu’on pourrait en tirer. Il y a bien le domaine Maizerets et son (trop) court réseau de sentiers.

L’option la plus courante est sans aucun doute le réseau tracé sur les plaines d’Abraham qui offre un kilométrage total respectable et un dénivelé agréable. On peut y accéder à pied à partir de la Haute-Ville ou encore s’y rendre en autobus en privilégiant les parcours plus tranquilles comme le 3, le 11 ou le 28 qui nous laissent à proximité.

Le secret le mieux gardé est toutefois le centre de plein air de Beauport aussi connu sous le nom de camping municipal de Beauport. Ce site situé au nord de la chute Montmorency offre un long réseau de sentiers en milieu boisé ou parcourant le terrain enneigé du club de golf le Montmorency. Quelques bonnes descentes attendent les skieurs et les paysages y sont très beaux en plusieurs endroits. On peut accéder aux sentiers facilement en prenant le Métrobus 800 et en descendant sur l’avenue Larue (station Larue/Brideau). Il suffit alors de remonter la rue Brideau jusqu’à ce qu’on aperçoive les skieurs sur le terrain du club de golf. Comme l’accès aux sentiers est gratuit, on peut intégrer le réseau librement sans passer par l’accueil qui, lui, n’est accessible qu’en automobile.

Pour se rendre au centre de plein air de Beauport en autobus, il faut prendre le parcours 800 jusqu'à la station Larue/Brideau sur l'avenue Larue. Prévoir environ 30 minutes à partir du centre-ville. De là, il ne reste qu'à remonter la rue Brideau sur environ 350 mètres et à accéder aux sentiers de ski de fond. Image tirée de Google Maps.

Pour se rendre au centre de plein air de Beauport en autobus, il faut prendre le parcours 800 jusqu’à la station Larue/Brideau sur l’avenue Larue. Prévoir environ 30 minutes à partir du centre-ville. De là, il ne reste qu’à remonter la rue Brideau sur environ 350 mètres et à accéder aux sentiers de ski de fond. Image tirée de Google Maps.

Petits conseils si vous voyagez en autobus avec des skis : déplacez-vous hors des périodes de pointe, par exemple en avant-midi et en milieu d’après-midi, utilisez un sac ou un bon système d’attaches pour transporter skis et bâtons en un seul morceau.